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Fri, 13 Jul 2018 11:36:55 +0200
Memory of Light
Le Chant des partisans blancs

Le Chant des partisans de l'Amour, « По долинам и по взгорьям » (Par les monts et par les vallées), est une chanson russe de 1828 remise au goût du jour avec un nouveau texte de Guiliarovski en 1915 (« marche des fusiliers de Sibérie ») et populaire dans tous les camps lors de la guerre civile russe. Le terme Amour désigne ici le fleuve d'Asie.

Anton Dénikine est nommé commandant en chef de la VIIIe armée et coordonne en 1916 avec succès l'offensive Broussilov en Roumanie.
Dénikine devient adjoint au commandant en chef de l'armée blanche des Volontaires le 30 janvier 1918, participant actif à la lutte contre les Bolcheviks.
Le chef de la mission militaire française en Russie, le général Pau, lui adressa le courrier suivant daté du 18/31 juillet 1917 : « Mon Général, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance que le gouvernement français vous a conféré la “Croix de Guerre” avec palme avec le motif suivant : “chef admirable dont le courage et le talent ont assuré le succès des troupes russes partout où il les a conduites au feu ; et dont la froide énergie a su inspirer à tous le respect du commandement dans les circonstances les plus difficiles de la guerre et de la révolution. A rendu ainsi à la cause des alliés le plus signalé service”.

Le chant "Les partisans blanc" a été introduit dans la légion étrangère a partir de 1917 date à laquelle de nombreux russes "blancs"(pro Tsar") se sont engagés à la Légion pour fuir le communisme. Ce chant a par la suite été repris par le 1er Régiment Etranger de Parachutistes

Dans le froid et la famine,
Par les villes et par les champs,
A l'appel de Dénikine,
Marchaient les bataillons Blancs.
A l'appel de Dénikine,
Marchaient les bataillons Blancs.

Sabrant les troupes bolcheviques,
En ralliant les Atamans.
Dans leurs campagnes épiques,
Ils traquaient Trotsky tremblant.
Dans leurs campagnes épiques,
Ils traquaient Trotsky tremblant.

C'est pour la Sainte Russie,
Pour la vieille tradition,
Pour la gloire et la patrie,
Que luttaient ces bataillons.
Pour la gloire et la patrie,
Que luttaient ces bataillons.

Votre gloire est immortelle,
Volontaires et Officiers Blancs,
Et votre agonie cruelle,
La honte de l'occident.
Et votre agonie cruelle,
La honte de l'occident.

La division de Drozdovski est une unité des armées blanches formée par le colonel Mikhaïl Drozdovski à Iași sur le front roumain en janvier 1918 à partir d'officiers volontaires. Par la suite l'unité fait partie de l'armée des volontaires commandée par le général Dénikine. Le 27 juin 1919 le colonel Anton Tourkoul demanda au compositeur Dmitri Pokrass un nouveau texte comme hymne régimentaire. Le 29 juin retentit pour la première fois le chant du régiment de Drozdovski (
https://www.youtube.com/watch?v=-d8Lo-ktIhI).

En marche depuis la Roumanie
Vint le glorieux régiment Drozdovski,
Au secours du peuple
Accomplir sa lourde tâche.

Malgré les nuits blanches
Et les épreuves endurées,
La longue route n'effraie pas
Les héros endurcis.

Le général Drozdovski hardiment
S'avança avec son régiment,
Tel un héros, sûr
De sauver la patrie !

Il voyait la Sainte Russie
Succomber sous le joug
Et comme cire de bougie
Dépérir de jour en jour.

Il en était sûr : le temps viendra
Et le peuple se ressaisira,
Rejettera le joug barbare
Et avec nous au combat ira !

Les Drozdovstsi s’avançaient d'un pas ferme,
L'ennemi assailli s'enfuit.
Sous le drapeau tricolore de la Russie,
Le régiment flirtait avec la gloire.

Et même si nous rentrions grisonnant
D'un labeur sanglant,
Que sur toi se lève, Russie,
Un soleil nouveau, enfin !

Refrain :
De ces jours, la gloire ne s'éteindra pas.
À jamais, elle retentira.
Officiers aux avant-postes,
À l'assaut des villes !
Officiers aux avant-postes,
À l'assaut des villes !

La Marseillaise des Blancs est une chanson française créée en 1793 et conçue comme une réponse à La Marseillaise, hymne des révolutionnaires. (https://youtu.be/VuRJcWaI2EY).]]>
Thu, 12 Jul 2018 17:34:42 +0200
KlausBauerOne
Karen Chung from Hong-Kong is playing on a Yamaha melodica.
"These Foolish Things (Remind Me of You)" is a standard with lyrics by Eric Maschwitz and music by Jack Strachey, both Englishmen. Harry Link, an American, sometimes appears as a co-writer; his input is probably limited to an alternative "middle eight" (bridge) which many performers prefer. It is one of a group of "Mayfair songs", like "A Nightingale Sang in Berkeley Square". Maschwitz wrote the song under his pen name, Holt Marvell, for Joan Carr for a late-evening revue broadcast by the BBC. The copyright was lodged in 1936. Maschwitz was romantically linked to the Chinese-American actress Anna May Wong while working in Hollywood, and the lyrics are evocative of his longing for her after they parted and he returned to England. Billie Holiday's rendering of the song with Teddy Wilson's orchestra was a favourite of Philip Larkin's, who said of it: "I have always thought the words were a little pseudo-poetic, but Billie sings them with such passionate conviction that I think they really become poetry." Holiday's cover of the song peaked to No. 5 on the Billboard Pop Songs chart.
Non, je ne regrette rien est une chanson composée en 1956, les paroles sont de Michel Vaucaire, la musique de Charles Dumont. Elle a été enregistrée pour la première fois par Édith Piaf le 10 novembre 1960, pour sortir en décembre. Elle fait partie des chansons les plus connues de la chanteuse dans le monde. Le titre se classera n°1 des ventes en France, aux Pays-bas, en Belgique et au Canada. Piaf a dédié son enregistrement à la Légion étrangère. En effet à l'époque de l'enregistrement, la France était engagée dans la guerre d'Algérie (1954–1962). La Légion, qui suivit le putsch des généraux du 21 avril 1961 contre le général De Gaulle, a adopté la chanson à cette époque. La chanson reste populaire à la Légion. Elle a également été reprise comme hymne par les partisans de l’Algérie française. Le titre fut numéro un du hit-parade français durant une semaine à partir du 27 février 1961, puis est revenu en tête du hit-parade à partir du 12 juin 1961 durant trois semaines.
Lorsqu'Édith Piaf a entendu la chanson pour la première fois, elle aurait déclaré avec émotion devant nombre de ses proches ainsi que devant les auteurs de la chanson « C'est moi, c'est ma vie ! ». À l'époque, l'Olympia était à deux doigts de la faillite. Bruno Coquatrix avait demandé de l'aide à Jacques Tati et à Édith Piaf pour garder l'Olympia. Celle-ci, très malade à l'époque et très faible physiquement, avait d'abord refusé ; mais c'est en écoutant la chanson de Michel Vaucaire et de Charles Dumont chantée par Anne Chapelle (1919-1985) qu'elle a changé d'avis et rappelé Coquatrix pour accepter une série de représentations, ce qui a sauvé l'Olympia. Cette anecdote a été utilisée dans le film La Môme.
Le mélodica est un instrument de musique à vent, plus précisément à anche libre. Il s'apparente dans son mode de fonctionnement à un harmonica, mais à la différence de celui-ci, il comporte un clavier, qui peut avoir une portée de une octave et demie à trois octaves. Le son est obtenu en soufflant dans l'embouchure de l'instrument, située sur le côté du clavier. La pression d'une touche permet alors à l'air de passer à travers l'anche correspondante et d'obtenir une note.
Le nom mélodica lui-même est déposé par la marque Hohner qui a popularisé le concept. D'autres marques ont produit le même instrument sous d'autres noms commerciaux, comme mélodion, pianica ou clavietta. Le mot mélodica est resté comme nom générique pour ce genre d'instrument.
L’ancêtre du Mélodica serait le Symplexophon instrument inventé vers 1870 par Ch.Weiss fabricant d'harmonicas, auquel succéda l'Hohnerette breveté par Hohner en 1908. En 1836 le dijonnais Jacques Reine Pâris (1795-1875) inventa l'harmoniphon, toutefois cet instrument ne pouvait du fait de son poids être porté à la bouche et devait être posé sur une table. Le musicien Augustus Pablo a popularisé l'utilisation de cet instrument à travers le Reggae.]]>
Sun, 08 Jul 2018 11:21:16 +0200
loutre adipeuse
Régiment de Marche de la Légion étrangère à l'exercice.

Crée le 1er novembre 1915 à partir des survivants des 2ème de marche du 1er étranger et du 2ème de marche du 2e étranger.


Mi-juillet 1916, le régiment, qui ne compte plus que 3 compagnies par bataillon, est retiré du front pour se reconstituer.

Du 4 au 9 juillet, sur la Somme, il a perdu 1 368 hommes sur 3 000 (officiers : 14 tués et 22 blessés, légionnaires : 431 tués ou disparus et 901 blessés).

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Fri, 06 Jul 2018 21:59:54 +0200
Amsatou Sow Sidibe Car Leneen
Femmes et cultures dans le contexte africain : l’audace

Professeur Amsatou Sow Sidibé

UCAD – Dakar


Quand les psychiatres, régulièrement consultés pour des personnes en pleine déchirure et destabilisation morale sentent le besoin de soulever le problème des femmes, nous ne pouvons que nous en féliciter et les encourager à aider ce maillon vulnérable de la société à sortir dans ce que je suis parfois tentée d’appeler un gouffre qui anéantit les chances pour les femmes d’un développement normal d’un épanouissement légitime et d’une participation efficiente.

La lecture du thème des 6èmes rencontre francophonie : « psychiatrie et féminité au cœur de la culture », je me suis demandée si nous n’étions invités à une cérémonie traditionnelle de « Ndeup » c’est-à-dire, cette forme d’exorcisme pratiquée par des guérisseurs pour libérer le malade psychiquement affecté du profond qui l’habite. Concernant les femmes, cette séance de « Ndeup » est venue à son heure pour soigner la pathologie qui gangrène l’existence et la reconnaissance de la femme africaine et dont l’un des effets immédiats et directs est une apathie de la femme in capacitation de la femme dont la volonté est manifestement tronquée. Il s’en suit que les femmes vont nécessairement manquer d’audace.
Or, si on reconnaît que c’est l’audace qui est à la base des luttes, des conquêtes, et de la participation, on ne peut qu’en conclure que l’urgence que l’urgence est dans la recherche les voies et moyens pour libérer les femmes.
Vous comprendrez donc le choix du thème que « Femmes et cultures dans le contexte africain : l’audace »
Le sujet tel que libellé utilise deux concepts que nous souhaiterions élucider : cultures et audace.

Par culture, et en nous inspirant de l’UNESCO nous entendons l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humains, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances y compris les religions.
Certes, les cultures africaines présentent des aspects éminents positifs. Mais, elles présentent aussi des aspects négatifs notamment contre les femmes.
Quant à l’audace, elle devrait être comprise comme étant l’état d’esprit pouvant conduire à convaincre les obstacles, les mauvaises habitudes et les mauvais dominants.

Les cultures africaines recèlent des idéaux et des pratiques facteurs de déséquilibre dans les rapports sociaux des sexes. Ce contexte qui ne semble pas cultiver l’audace chez les femmes.
Les manifestations du déséquilibre des rapports sociaux des sexes dans le contexte culturel africain sont multiples et se traduisent en des maux et des douleurs des femmes de véritables malades. Nous serons donc amenés à faire l’étiologie de la maladie dont souffrent les femmes dans le contexte culturel africain.

Sans doute, des diagnostics ne suffiront pas. Nous profitons de la présence de sommités du monde médical pour réfléchir autour de la question du traitement efficient pour soigner la pathologie dont souffrent les femmes pour leur permettre enfin d’extirper le mal, libérer leur corps et leur esprit, leur donner une âme saine dans un corps sain, afin qu’elles puissent s’épanouir, devenir plus audacieuse et ainsi mieux jouer le rôle qui leur est dévolue dans la société.

Ainsi, notre réflexion sera axée autour de trois points. Dans un premier temps, nous tenterons de faire l’étiologie des maux des femmes (I). Ensuite, nous réfléchirons à un traitement efficient (II) pour plus d’audace aux femmes (III).

I. Etiologie des maux des femmes

Le contexte socio-culturel africain est parfois défavorable aux femmes.

Cette situation peut pourtant paraître étonnante si on accepte avec l’illustre savant Cheikh Anta Diop que l’histoire culturelle africaine a été large et marquée par le système matriarcal qui suppose sinon l’hégémonie de la femme du moins une situation confortable pour la femme.

Cependant, l’évolution culturelle est aujourd’hui marquée par la prédominance du patriarcat renforcé par la civilisation && européenne introduite en Afrique par l’Islam et l’Occident. Or, l’Islam est souvent mal interprété et l’occidentalisation mal vécue, ce qui est défavorable aux femmes africaines. Celles-ci sont victimes d’inégalités de discrimination et de souffrances qui ont des incidences d’ordre psychologique. Ces inégalités ont pour fondement principal les stéréotypes sexistes qui favorisent la prééminence de l’homme sur la femme. Cette prééminence se traduit par l’occupation de l’espace. L’espace privé est le domaine à la procréation à assurer, l’alimentation et les soins aux membres de la famille, l’éducation des enfants, la ….des valeurs et…
Quant aux hommes, ils sont destinés à occuper l’espace public et les responsabilités sociales. Cette situation qui vient d’être décrite à un effet direct sur l’éducation des enfants. L’éducation de la fille est davantage orientée vers la gestion de la sphère privée alors que celle de l’homme est portée vers la participation à la gestion de la cité. Il s’ensuit que les filles, jusqu’à une période récente ne fréquentaient pas ou très peu à l’école. Celles qui aujourd’hui ont la chance de fréquenter l’école du fait d’un nouveau contexte mondial ne sont pas assurées d’y rester pour les mêmes raisons liées aux stéréotypes sexistes. Le taux de perdition scolaire est important……..

L’analphabétisme des femmes est une contrainte majeure à leur valorisation intellectuelles et psychologique. A cela s’ajoute une souffrance physique et morale due aux violences multiples dont les femmes sont victimes.

Les conséquences du harcèlement sexuel sont dramatiques. La personne harcelée peut démissionner afin de fuir un calvaire. Elle peut être licenciée lorsqu’elle refuse les avances de l’auteur du harcèlement. Le harcèlement sexuel vicie l’atmosphère de travail et peut être à l’origine de troubles physiques et psychiques graves. Il affecte également le rendement du travail, la victime pouvant subir les obstructions du harceleur. La question du  harcèlement sexuel  est évidemment taboue et les juridictions en sont saisies de façon exceptionnelle.

Parmi les causes exogènes des violences faites aux femmes, l’influence socio-culturelle occupe une place importante. « La conduite humaine est toujours la résultante des rapports qui s’établissent entre individualité et ambiance, facteurs biologiques et sociologiques, causes endogènes et exogènes ». Les criminologues ont tenté d’établir des relations entre les différents aspects du milieu sociologique et la délinquance. C’est ainsi que la loi de l’imitation fait que le milieu social agit sur l’individu . C’est là une tentative d’explication de la socio-criminogenèse. En 1938, le criminologue américain Thorsten SELLIN a proposé une intéressante explication sociologique de la criminalité par les conflits culturels qui naissent, lorsque les valeurs morales et les normes de conduite, sanctionnées par le Code Pénal d’un pays donné à un moment donné de son histoire, sont en désaccord avec les valeurs et les normes adoptées par des groupes d’individus qui ont une conception différente de la vie en société . Tel est le cas pour certaines violences liées aux traditions sénégalaises et africaines. De nombreuses pratiques traditionnelles intégrées et intériorisées par certains groupes sociaux peuvent être données en exemple. Avant la loi du 29 janvier 1999 contre les violences faites aux femmes, l’excision était pratiquée sur environ 20 % de la population féminine sénégalaise . Plusieurs arguments sont avancés pour justifier les mutilations sexuelles :

- D’abord le clitoris est semble t-il un attribut ambigu qui apparente l’organe génitale féminin à celui de l’homme. Il faut donc l’enlever chez la femme.
- Ensuite au plan esthétique, l’excision est une marque de beauté ;
- En troisième lieu, la religion musulmane l’interdirait  ;
- La quatrième justification de l’excision est qu’elle garantit la virginité des jeunes filles et la fidélité des femmes ;
- Enfin, il paraîtrait que l’excision assure la propreté et l’hygiène de la femme.

Dans les ethnies qui pratiquent l’excision, la femme non excisée est interdite de servir le repas car considérée comme sale. Elle risque en outre de ne pas trouver de mari.

Dans ces conditions, tous les parents s’arrangent naturellement pour exciser leurs filles sans risque d’être dénoncées, car leurs agissements sont considérés comme normaux. Aucune de ces justifications données de l’excision n’est évidemment convaincante. Il est vrai que la question des mutilations sexuelles, en tant que phénomène de société, est délicate. Mais, il suffit simplement de l’aborder avec objectivité et sans passion. L’excision est une violence faite à la fille et à la femme qui peut revêtir 3 formes . Une première forme est appelée excision sunna . Il s'agit de l'ablation du capuchon et de la pointe du clitoris. Le second type de mutilations sexuelles est dénommé "excision clitoridectomie". Il consiste en l'ablation du clitoris et des petites lèvres, partiellement ou en totalité. Enfin, la troisième sorte de mutilation est appelée "circoncision pharaonique" ou infibulation . Elle comporte plusieurs phases: après l'ablation du clitoris et des petites lèvres, les deux bords de la vulve sont découpés puis cousus ensemble afin de refermer quasi complètement les organes génitaux externes de la femme. L'entrée du vagin est donc obstruée de sorte qu'il ne subsiste qu'une petite ouverture permettant l'écoulement des urines et des menstrues.

La douleur ressentie par l’excisée est semble t-il intense. Une femme pédiatre disait que "c'est la pire des douleurs qu'une petite fille puisse connaître" . L'opération se fait à froid, sans anesthésie médicale, avec un objet tranchant, un couteau, une lame de rasoir par exemple. L’exciseuse verse de l’alcool ou un produit équivalent sur la plaie. Les soins qui suivent l'opération sont parait-il particulièrement douloureux . La plaie peut-être réouverte dans un certain nombre de circonstances. D’abord, lorsque les parents considèrent que l’opération n’est pas bien faite. Ensuite, au soir des noces, au moment des rapports sexuels, ou au moment de l’accouchement. Les femmes excisées peuvent être recousues après chaque naissance. Il faut ajouter à ces traumatismes de nombreuses complications médicales . Les brûlures et les difficultés à uriner sont fréquentes. Des maladies graves peuvent survenir: rétention urinaire, infection, septicémie, parfois mortelles, etc. Les femmes mutilées souffrent souvent de règles douloureuses dues à la rétention des menstrues par obstruction vaginale. La formation de névromes sur les cicatrices peut rendre tout contact horriblement douloureux. Des complications obstétricales sont signalées au moment de l'accouchement. Les mutilations sexuelles peuvent en outre provoquer ce que les médecins appellent des fistules recto-ou vésico-vaginales qui entraînent l'incontinence, les malades ne pouvant plus contrôler l'émission de leurs urines et de leurs excréments.

Cette douleur physique est atroce et a des retentissements d'ordre psychologiques. Certaines femmes se sentent frustrées de n'être pas comme les femmes non mutilées, en possession de l'ensemble de leurs organes. Certaines d'entres-elles se plaignent également de ne pouvoir jouir pleinement de leur sexualité car disent-elles, il leur manque un organe essentiel de plaisir.

Les médecins ont également relevé des traumatismes psychologiques dus à l'anxiété avant l'opération, des troubles comportementaux allant de la surexcitation à l'état confusionnel après l'opération. Enfin, les fistules vésico ou recto-vaginales provoquent l'exclusion de la communauté car les malades frappées d'incontinence sont généralement internées en permanence et sans résultat, dans des centres de santé. Cette exclusion peut entraîner des problèmes psychologiques graves et parfois, peut conduire au suicide.

Lorsqu’elles souffrent de douleur physique ou morale, la plupart des femmes victimes gardent le silence, car leur société les y invite, leur inculquant l’idée que le stoïcisme est la voie du salut. Il ne faut pas perdre de vue, que la douleur présente certaines vertus en Afrique. Les sociétés qui pratiquent les mutilations génitales féminines, ont recherché dans la souffrance infligée aux filles et aux femmes, une vertu pédagogique. La douleur est alors valorisée. La supporter, la dompter est une marque de bravoure. C’est la raison pour laquelle, la fillette excisée ne doit pas crier au risque de devenir la honte de la famille.

Cependant, force est de constater que cette vertu pédagogique est en train de perdre du terrain. En attestent ces propos de Penda  : « Mon père ne voulait pas nous faire exciser. Mais ma mère y tenait. La veille du grand jour (nous avions 6–8 ans), elle nous a pincé la peau du bras très fort en tournant. C’était une façon de nous « tester ». Si nous criions, nous crierons demain. Demain, nous ne serions pas courageuse. Elle nous mettait au défi. Moi, j’ai dit : si tu nous fais mal, on crie ! ».

Penda a certainement raison, car cette douleur est injuste.

L’excision est considérée par les ethnies qui la pratiquent comme un phénomène normal au même titre que d’autres pratiques violentes mais intégrées, telles que le tatouage, la circoncision masculine, les balafres , etc. c’est probablement ce qui fait dire à un Directeur Général de l’O.M.S , que « dans l’ensemble, c’est surtout pour se conformer aux règles sociales et pour s’identifier à la vie de la collectivité que cette coutume est suivie. Il est extrêmement rare qu’une famille traditionnelle mette en question le bien fondé ou parle de ses conséquences nocives. Elle est le plus souvent considérée comme un élément essentiel de ce qui se fait et acceptée en toute sincérité ».

Outre l’excision, d’autres pratiques traditionnelles constituent des phénomènes de violence à l’encontre des femmes. Parmi ces pratiques, on peut citer le mariage précoce des filles surtout en milieu rural. Durant l’année 2002, une fillette de 12 ans est décédée au Nord du Sénégal, suite à la consommation de son mariage avec un homme de 30 ans. Ces mariages précoces en violation du droit de la famille constituent une entrave à l’éducation des filles, détruisent leur santé et provoquent une forte mortalité maternelle.

Les mariages forcés, constituent aussi de véritables violences d’ordre psychologique particulièrement néfastes à l’équilibre de la femme.

Au plan socio-culturel, les conflits de culture s’accompagnent généralement de stéréotypes sexistes qui donnent à l’homme une valeur plus importante qu’à la femme. Cette idée est vécue et intériorisée par les filles et les femmes qui pensent que les garçons et les hommes doivent avoir du caractère et s’imposer aux filles et aux femmes. Ces considérations justifient le droit de correction ou le droit de « boxer » sa femme que s’attribuent certains maris et qui est à l’origine de la plupart des violences conjugales. Toujours selon cette conception, l’homme qui aime sa femme doit la châtier. Cette opinion, est du reste, si ancrée dans les mentalités que certaines femmes non battues par leur mari, croient ne pas présenter beaucoup d’intérêt pour leur conjoint.

Dans la pratique, une femme mariée peut être répudiée sans procès alors que le divorce est obligatoirement judiciaire . La répudiation est une violence morale, et précisément une injure grave faite à la femme.

L’hégémonie des hommes sur les femmes entraîne souvent des conflits et par voie de conséquence des violences. Ce phénomène trouve une autre illustration dans la planification familiale. Lorsqu’une femme insiste auprès de son mari pour adopter la planification familiale, elle peut se voir imposer la polygamie par son mari , ce qui peut alors être une source de violence. Lorsque, passant outre la volonté de son conjoint, la femme prend le “ risque ” de pratiquer la planification familiale, elle peut être battue.

Les causes des violences peuvent également être d’ordre économique. Mais, le rôle des faits économiques dans la criminalité fait l’objet de controverses chez les auteurs. Certains, comme Hector DENIR, en Belgique ont montré que la criminalité augmente pendant les périodes de répression économique et diminue pendant l’ascension économique. En revanche, d’autres auteurs tels D. TAFT soutiennent qu’il n’y a pas de liaison fonctionnelle entre la pauvreté et la délinquance, et affirment que si la plupart des délinquants sont nécessiteux, tous les nécessiteux ne sont pas des délinquants. C’est vrai. Mais l’expérience montre que la violence s’accroît avec le phénomène de la pauvreté. L’expérience montre que la pauvreté est dangereuse pour l’ordre public, car les personnes défavorisées cherchent à satisfaire leurs besoins vitaux par tous les moyens. Les femmes sont souvent victimes d’agressions physiques plus ou moins graves. Leurs sacs à mains, leurs bijoux attirent des chercheurs de fortune. D’autre part, les femmes vivent dans une dépendance économique effroyable, source de violence. En effet, le mari excédé par la demande incessante de la “ dépense quotidienne ”  s’en prend facilement à sa femme.

Pour mesurer l’importance du phénomène des violences, une place considérable doit être faite aux statistiques. Ces statistiques peuvent provenir de la Police Judiciaire, indiquant ce que l’on appelle la criminalité apparente qui sera l’ensemble des violences connues des services de police. Ces statistiques pourraient être utiles en donnant des indications à la fois sur l’activité de la police et sur l’état des violences. Malheureusement, de telles statistiques n’existent pas au Sénégal. Les statistiques policières sont réalisées sur la base non pas de la victime, mais de l’auteur de l’infraction. Il existe cependant un projet d’accord de coopération entre le ministère de l’Intérieur et l’Ambassade des Etats-Unis au Sénégal pour l’élaboration de statistiques relatives aux violences faites aux femmes.

Dans tous les cas, même si ces statistiques existaient, elles seraient certainement incomplètes. Elles ne reflèteraient qu’incomplètement la criminalité. En effet, les statistiques ne permettent pas de connaître la criminalité réelle ou l’ensemble des violences effectivement commises en un temps et en un lieu donnés. C’est la raison pour laquelle les criminologues parlent de chiffre noir ou obscur . Ce chiffre noir existe, car les femmes ne savent pas toujours qu’elles ont été lésées par les violences. Elles peuvent en effet considérer celles-ci comme un phénomène normal. D’autres femmes ne veulent pas déposer une plainte, parce qu’elles ne croient pas en l’efficacité de la justice. La gêne de dénoncer certaines violences empêche également la connaissance du chiffre exact des violences. Une première hypothèse est celle où les victimes et leurs familles préfèrent ne pas saisir la justice afin de préserver certaines relations familiales ou sociales. Il peut arriver que la violence déjà excessive, devienne inacceptable. C’est le cas par exemple lorsqu’il résulte des violences subies, des traumatismes particulièrement graves ou même la mort de la victime. La paix familiale et sociale est alors bien troublée. Malgré tout, les considérations familiales et sociales, la crainte de compromettre les rapports entre les membres du groupe, justifient souvent un règlement amiable, la police judiciaire n’étant pas saisie.

Une seconde hypothèse est celle où la victime et son entourage ont honte de dénoncer certaines violences. Seule une faible proportion de cas de violences sexuelles est dénoncée à la justice et rendue publique. Il est en effet difficile pour la victime et les membres de sa famille de rompre le silence autour de ce sujet tabou. La fille ou la femme victime de violence sexuelle préfère se taire. Lorsque la famille a été mise au courant, elle préfère également entourer « l’affaire » de la plus grande discrétion pour ne pas déshonorer la victime. La victime et sa famille préfèrent alors ne pas saisir la justice. Ce phénomène est valable pour tous les cas de violence sexuelle : viol, inceste, attentat à la pudeur,  harcèlement sexuel, pédophilie, etc.

Outre les statistiques policières, les statistiques judiciaires permettraient de renseigner sur la criminalité légale ou l’ensemble des violences ayant abouti à une condamnation. Nous n’en disposons pas, faute pour elles d’avoir été réalisées. Il a pourtant existé un projet d’intranet, pour échange de données entre le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice. Ce projet est important, ne serait-ce que pour connaître les cas de récidive, cause d’aggravation de la peine. Malheureusement, il n’est pas encore effectif.

Au total, à cause d’un manque de données et de statistiques fiables, ventilées par sexe, sur l’incidence de la violence, il est difficile d’élaborer des programmes et de suivre l’évolution de la situation. Il faudrait pourtant combler cette lacune, car les violences faites aux femmes emportent des conséquences graves.

Les conséquences des violences s’observent tant vis-à-vis des victimes qu’à l’égard de leur environnement. La douleur, la peur, le déséquilibre psychique, la diminution de l’espérance de vie, l’atteinte aux droits fondamentaux de la femme, sa mauvaise participation au développement sont autant d’effets indésirables. D’abord, la douleur ressentie par les femmes victimes de violences est intense et de plus ou moins longue durée. Cette douleur est physique et morale. La douleur physique a pour origine une atteinte intolérable à l’intégrité physique de la femme : lésions corporelles (contusions, brûlures, blessures, mutilations etc.). Les exemples font légion. Nous pensons à cette fille de 9 ans, violée à Kaolack et qui a failli mourir suite à une forte hémorragie. Nous pensons à cette dame qui a été brûlée vive par son mari, à un degré avancé et qui a subi une souffrance indescriptible. Nous pensons à ces femmes qui ont subi des violences tellement graves de la part de leur conjoint qu’elles en décèdent. Nous pensons à la fille excisée qui fait une hémorragie si grave qu’elle en meurt. Les exemples sont là, nous n’en avons cité que quelques-uns. Cette douleur, ayant pour origine une atteinte intolérable à l’intégrité physique de la femme, est inadmissible. Les femmes ne peuvent continuer à subir le martyre, le supplice, à être la proie du plus fort. Dieu bannit cette situation et le Droit l’interdit. Le corps de la femme, comme celui de toute personne humaine, est inviolable et sacré.

Les femmes victimes de violence, quel qu’en soit la forme, souffrent aussi moralement. Elles sont déstabilisées, frustrées, déséquilibrées et par voie de conséquence souvent dans l’impossibilité de supporter le poids de la vie. Beaucoup de femmes victimes de violences sombrent dans une dépression profonde et deviennent des malades mentales ou se suicident.

Il convient d’ajouter que selon le rapport sur le développement mondial publié par la Banque Mondiale (1998-1999), le viol et la violence familiale ont une incidence plus néfaste sur l’espérance de vie des femmes que le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, le travail forcé, la guerre ou les accidents liés aux véhicules à moteur.

C’est du gâchis pour notre pays. Ce gâchis est d’autant plus grave qu’une femme psychologiquement atteinte n’est pas en mesure de mettre en œuvre sa pleine capacité physique et intellectuelle. Ces violences vont alors constituer un handicap majeur pour leur participation au développement de leur pays. Or, n’oublions pas que les femmes constituent au Sénégal, environ 52 % de la population. Il s’ensuit que tous gagneraient à ce que leur apport dans le développement soit plus effectif.

La douleur subie par les femmes est d’autant plus à éradiquer qu’elle constitue en outre une atteinte aux droits fondamentaux et universels de la fille et de la femme. Il découle, en effet, du programme d’action des Nations-Unies à la 4ème Conférence mondiale sur les femmes (Beijing, 1995), que les violences, parce qu’elles portent atteinte à l’intégrité physique et morale de la femme, constituent une violation des droits de la personne humaine et des libertés fondamentales ainsi qu’une discrimination à l’égard des femmes. Elles empêchent les femmes de jouir pleinement de ces droits et libertés.

Précisions que toutes les violences, qu’elles soient ou non liées à des pratiques traditionnelles ou religieuses, doivent être éradiquées. Cette solution est fortement justifiée par le caractère universel des Droits de l’Homme indiqué dans la Déclaration et le Programme d’Action adoptés par la Conférence Mondiale sur les Droits de l’Homme de Vienne. Le programme d’action adopté à Beijing en 1995, lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes a identifié la violence à l’égard des femmes comme un des douze domaines critiques requérant une attention de la part des gouvernements, de la communauté internationale et de la société civile. Aucune violation des Droits de l’Homme ne saurait donc être justifiée par quelque spécificité culturelle que ce soit.

Enfin, les violences, qu’elles se produisent au sein du foyer ou dans la collectivité, installent la peur et l’insécurité dans la vie des femmes est font obstacle à l’instauration de l’égalité ainsi qu’au développement et à la paix. Il faut dès lors distinguer entre la « peur diffuse » et la « peur concrète » . Les deux existent à l’heure actuelle. La peur diffuse est perçue comme « une menace lointaine et générale, comme une préoccupation vis-à-vis du phénomène criminel dans sa dimension de danger social qui peut bien sûr avoir des incidences indirectes sur la vie des individus » . Il s’agit d’une perception du crime comme un problème communautaire qui soulève une certaine angoisse dans la société. Quant à la peur concrète, elle est la crainte d’être un jour la victime directe de violences. C’est un sentiment que probablement on sera atteint personnellement par un acte criminel. En somme, « l’indice de peur diffuse mesure la fréquence selon laquelle une personne se sent inquiétée lorsqu’elle est seule, que ce soit le jour, le soir ou la nuit, que ce soit chez elle, dans son voisinage, dans les quartiers commerciaux, ou dans les centres d’achat » . En revanche, l’indice de la peur concrète permet de mesurer l’intensité de l’inquiétude d’être victime d’un crime sérieux. Aujourd’hui, les femmes ont peur de marcher seules la nuit. Elles sont inquiètes lorsqu’elles sont seules chez elles, surtout le soir ou lorsqu’elles attendent ou prennent les transports en commun à la tombée de la nuit. Ce phénomène d’insécurité traduit un sentiment de vulnérabilité physique et sexuelle. Le sentiment d’insécurité est tel que les femmes qui conduisent une voiture prennent le soin d’en fermer les portes à clé, surtout lorsqu’elles sont seules.

La peur a considérablement réduit la qualité de vie des femmes. Elle tend aussi à faire éclater certaines structures communautaires en poussant les femmes dans l’isolement auto-protecteur. Au demeurant, ce sentiment de peur engendre un cercle vicieux créant une plus grande insécurité en rendant les rues plus désertes et donc plus dangereuses. La peur d’être victime de violence, y compris de harcèlement sexuel, limite en permanence la mobilité des femmes et leur accès aux ressources et aux activités essentielles. La violence à l’égard des femmes a un coût social, sanitaire et économique élevé pour les individus et pour la société. Elle compte parmi les principaux mécanismes sociaux sur lesquels repose la subordination des femmes. Dans bien des cas, la violence à l’égard des femmes et des petites filles se manifeste au sein de la famille ou du foyer, où elle est fréquemment tolérée. L’Etat sénégalais doit donc respecter son engagement de défendre les droits humains de tous dans le pays. Les femmes ne sauraient être en reste. Ce n’est que dans ces conditions que le Sénégal pourrait, véritablement être considéré comme un Etat de Droit. En somme, face au phénomène des violences des réponses de politique criminelle sont attendues.

Face au phénomène des violences contre les femmes, la communauté internationale et nationale ne peut manquer de réagir. Au plan international, la conférence mondiale sur les droits de l’homme de Vienne (1993) a réaffirmé l’engagement solennel pris par les Etats de s’acquitter de leurs obligations de promouvoir le respect et la protection de l’ensemble des Droits de l’Homme et les libertés fondamentales, conformément à la Charte des Nations-Unies, aux autres instruments relatifs aux Droits de l’Homme et au Droit International. L’Assemblée générale des Nations-Unies, par la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 20 novembre 1995, considère qu’il est urgent de faire en sorte que les femmes bénéficient universellement des droits et principes consacrant l’égalité, la sécurité, la liberté, l’intégrité et la dignité de tous les êtres humains. Les Etats doivent donc mettre en œuvre, sans retard, les moyens appropriés et une politique visant à éliminer la violence à l’égard des femmes. Les Etats doivent s’abstenir de tout acte de violence à l’égard des femmes. Ils doivent agir avec la diligence voulue pour prévenir les actes de violence à l’égard des femmes, enquêter sur ces actes et les punir conformément à la législation nationale, qu’ils soient perpétrés par l’Etat ou par des personnes privées. La Déclaration invite également les Etats à prévoir dans la législation nationale : pénale, civile, du travail ou administratif, les sanctions voulues pour punir et réparer les torts causés aux femmes. Les femmes victimes d’actes de violence devraient avoir accès à l’appareil judiciaire, et la législation nationale devrait prévoir des réparations justes et efficaces du dommage subi. Les Etats devraient en outre informer les femmes de leurs droits à obtenir réparation. La Déclaration invite aussi les Etats à examiner la possibilité d’élaborer des plans d’action nationaux visant à promouvoir la protection de la femme contre toutes formes de violence, ou d’inclure des dispositions à cet effet dans les plans existants, en tenant compte, le cas échéant, de la coopération que sont en mesure d’apporter les organisations non gouvernementales, notamment celles qu’intéressent particulièrement la question.
Au plan interne, la réaction contre l’activité criminelle doit se développer sur le terrain juridique pour rétablir le désordre occasionné. Des lois préétablies doivent être appliquées par des juges chargés de dire le droit. Les réponses aux violences peuvent alors être qualifiées de réponses étatiques. Mais ces réponses étatiques, quoique importantes et indispensables ne sont souvent pas suffisantes. Elles présentent des lacunes et insuffisances qui nécessitent l’intervention d’autres acteurs tels la société civile, notamment les ONG, les populations, les divers acteurs sociaux autres qu’étatiques : les ordres professionnels, les associations, les syndicats, les autorités religieuses et coutumières, le milieu scolaire et universitaire, les instituts de recherche, les familles, etc. Les réponses apportées par ces derniers acteurs sont des réponses sociétales. L’analyse des réponses étatiques et sociétales permet de distinguer deux catégories de réactions, les unes sont réparatrices du dommage causé, les autres sont constituées des mesures préventives destinées à contrecarrer et à juguler les violences. Les deux types de mesures feront l’objet de nos prochains développements tout en intégrant les deux volets des réponses étatiques et des réponses sociétales.

Pendant longtemps, les violences contre les femmes n’ont pas été réprimées en tant que telles. Le droit en vigueur était neutre. Le droit pénal sénégalais réprimait les violences faites à la personne humaine de façon générale, sans distinguer selon que la victime était un homme ou une femme. L’existence de dispositions spécifiques aux femmes était exceptionnelle. C’est le droit commun qui s’appliquait.

Mais, la forte conviction que les femmes ont besoin de mesures de protection spéciales a conduit le législateur sénégalais à introduire dans le Code pénal des réformes récentes tenant compte de l’approche genre. La protection juridique des femmes contre les violences se trouve ainsi renforcée.

En droit commun, l’homicide volontaire est puni par les articles 280 et suivants du Code Pénal qui répriment le meurtre, l’assassinat, l’empoisonnement. L’homicide involontaire et les coups mortels sont sanctionnés par les articles 307 et suivants, 294 et suivants du Code pénal.

L’article 294 réprime les blessures, les coups volontaires non qualifiés meurtre et autres crimes et délits volontaires, quel que soit leur degré de gravité. En droit sénégalais, les violences légères ne peuvent être permises qu’à l’égard d’un enfant de moins de 15 ans. Elles ne sont justifiées que par le droit de correction des parents sur leur enfant (article 298 al. 1er, C. pén.), ce qui d’ailleurs est interdit aujourd’hui par la Convention des Nations-Unies relative aux Droits de l’Enfant (1989).

Notons que lorsque la victime décède de coups reçus sans que le coupable ait voulu le résultat, il y a non pas meurtre, mais coups et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ou coups mortels. Ces coups mortels, lorsqu’ils ne sont pas aggravés par une préméditation ou un guet-apens, ne constituent que des délits passibles d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA. Cette précision est importante car les familles des victimes, et les membres du groupe social, choqués par la gravité des conséquences des violences, ne comprennent souvent pas que les faits relèvent du tribunal correctionnel et non de la Cour d’Assises. Ce fut le cas dans l’affaire Docky NIASSE , lorsque le mari, le sieur Modou NIASSE, a été poursuivi devant le Tribunal Régional de Kaolack pour coups mortels portés sur la personne de son épouse Docky NIASSE, alors que le Procureur avait plutôt défendu la thèse du meurtre.

Ces règles de droit commun étaient, jusqu’à une date récente, applicables aux victimes sans distinguer selon qu’elles étaient de sexe masculin ou féminin. Mais la loi n° 99-05 du 29 janvier 1999,  modifiant certaines dispositions du Code pénal introduit une note féminine dans les dispositions pénales en aggravant les peines prévues contre l’auteur des coups et blessures volontaires lorsque la victime est de sexe féminin ou particulièrement vulnérable ou bien lorsqu’elle est le conjoint de l’auteur des violences.

• Les stéréotypes et préjugés sexistes hérités de la culture et de la religion

En dehors des stéréotypes hérités de la société pré-islamique et celles propres et celles propres au religion qui est populaire au Sénégal, il existe, sans être un phénomène majeur, de mouvements qui définissent par rapport à une interprétation particulière des principales islamiques et se manifestent a travers les discours et les comportements de certaines personnes très motivées par l’idée d’un Etat théologique. D’autres manifestations peuvent être physiques dans la mesure où les hommes et les femmes vivent séparés afin d’éviter le contact physique entre les deux sexes.

Les intégristes islamiques sont structurés en associations qui gèrent des fonds provenant souvent d’aides octroyées par les islamistes étrangers. Leurs idées, leurs discours ou la manifestation de la foi ont une influence importante sur la pensée et même les pratique du musulman « moyen » et le mouvement présente quelques dangers au regard de la promotion des droits de la femme. Par exemple au Sénégal, en mettant en cause surtout le Code de la Famille. Le mouvement considère que la plupart des dispositions du Code de la Famille « heurtent la foi et la conscience des musulmans parce que contraires aux lois édictées par le coran ». Et pour mener leur bataille, le collectif des islamistes avait mis sur pied un comité de réflexion pour « une réforme islamique du Code de la Famille ». Or, malgré ses lacunes, le Code est généralement vu comme une œuvre de réflexion et un compromis qui constitue un instrument précieux de promotion et de défense des droits des femmes sénégalaises.

• L’absence d’une culture de droits

Le faible niveau d’exercice de leurs droits par les femmes, la non-application des textes et les pratiques discriminatoires dans la vie quotidienne s’expliquent en partie par le manque d’une véritable culture dans le domaine des droits au Sénégal. Ceci est caractérisé par la faible prise de conscience d’une grande partie de la population de l’existence de droits fondamentaux de la personne humaine et donc de la poursuite de pratiques sociales qui bafouent les droits, les femmes étant le plus souvent considérées plus comme des objets de droit que comme des sujets de droit. Quant aux règles de droit, les populations qui les ignorent pour l’essentiel, ne s’en sont pas appropriées. De surcroît, il y a peu de structures sociales, peu d’organisations, peu de personnes qui interviennent en faveur d’un respect des droits de la femme, en tant que partie intégrante des droits de la personne humaine. Les personnes n’ont pas le réflexe d’exiger la reconnaissance et l’application de leurs droits à travers le dialogue social, encore moins sur le plan juridique.

En outre, les populations ne sont toujours capables de s’indigner lorsque les droits des personnes ne sont pas respectés, le résultat étant que l’impunité est très importante. Toutefois, des associations de défense des droits de la personnes élèvent la voix de plus en plus face aux atteintes aux droits de la femmes, avec des déclarations publiques pour fustiger les cas de violation des droits des femmes et organisent même des marches de protestation.



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Wed, 04 Jul 2018 10:09:10 +0200
loutre adipeuse
À la suite de la révolution de Février 1917 et face à la faible considération qu'ont les Français pour leur rôle dans la guerre, environ 9 000 soldats russes refusent le combat et installent dans le camp de la Coutine (Creuse) un embryon de « république soviétique » tout en réclamant leur retour en Russie.

L'armée française, soutenue par les Russes loyalistes, reprend le camp ; les combats feront officiellement 12 morts, dont neuf du côté des mutins.

Plusieurs recoupements donnent à penser qu'il fut « réellement » de plus d'une centaine de morts. Pendant longtemps, les autorités françaises ont tenu secrète cette rébellion. Conscients que cet épisode ne pouvait, par son exemple, que susciter d'autres troubles, le haut commandement militaire décide la dissolution des deux brigades.

Près de 400 officiers et sous-officiers tsaristes s'engagent dans une légion russe de volontaires, qui combat aux côtés des armées françaises, au sein de la 1ère division marocaine, et combattent dans les batailles de la Somme, de Soissons, du Chemin des Dames. Ce bataillon est cité deux fois à l'ordre de l'armée française et est décoré de la croix de guerre 1914-1918.]]>
Wed, 27 Jun 2018 09:46:32 +0200
mes3loulou mes3loulous


KIAÏ



C’est un polar

Il est écrit par Alexandra Coin & Eric Kwapinski , publié aux Éditions Lucien Souny






Dès le début du livre vous êtes plongé dans une ambiance sombre , vous vous prenez au jeu de cette intrigue vertigineuse et vous n’avez qu’une envie , continuer de le lire , dévorer ce thriller pour connaître la suite .


Vous serez étonné et intrigué par le contraste entre le comportement détendu et zen de certains personnages avec la violence visuelle de certaines scènes .


Ce livre aborde plusieurs thématiques qui le rendent addictif , perturbant , diabolique , intriguant , glauque , passionnant aussi …

Y sont entre autres abordés la perversion , les troubles graves de la personnalité , la violence , la barbarie , la religion ainsi que leurs effets dévastateurs ,


Frissons garantis avec cet ouvrage et ce n’est pas fini, car cette année le noir s’invite aux Éditions Lucien Souny .





À propos de l’histoire :



Suite à un violent incendie qui a ravagé un orphelinat religieux , ses pensionnaires sont évacuées , c’est alors que Marie , l’une des jeunes filles du pensionnat , est placée d’office en psychiatrie à Auxerre .


Puis il y a Fabrice , qui à première vue n’a rien à voir avec Marie , en effet cet ancien tireur d’élite de la Légion vit paisiblement dans un village en pays cathare , à des kilomètres d’Auxerre donc .

Jusqu’à présent rien ne semble le distinguer des autres habitants de son village , mais c’était sans compter l’intervention de son vieux complices de randonnée Peter Wolff , un prêtre défroqué , biker au look de viking qui va attirer sur eux 2 les foudres d’un groupe d’activistes catholiques .


Attention à partir de ce moment-là , meme si elles ne portent plus ce nom-là de nos jours , les méthodes de l’inquisition vont renaître de leurs cendres , une croisade mortelle va être mise en place ?

Mais vous vous souvenez de Marie , en quoi cela la concerne-t-elle ? Et pourquoi elle et elle seule pourrait y mettre un terme ?

Suspens garanti ...









À propos des auteurs :


Ils vivent dans l’Yonne , mais s’échappent aussi des qu’ils le peuvent en terre cathare , dans l’Aude plus précieusement , dans un village niché .

C’est l’intérêt pour la lecture et la psychologie qui les a réunis.

Ils ont déjà écrit un livre ensemble en 2016 , La Voie du Talion aux éditions Aconitum / Fleur Sauvage , c’est un roman qui a été nominé en 2016 pour le prix du jury Dora Suarez


Eric Kwapinski :

Avant d’enseigner la philo , il a fait un petit détour chez les commandos , il a aussi pratiqué les arts martiaux .


Alexandra Coin :

Elle a exercé plusieurs petits boulots avant de devenir enseignante .

Elle aussi a pratiqué les arts martiaux .

Elle a publié en 2016 aussi et aussi aux éditions Aconitum / Fleur Sauvage , le roman Entraves , qui a d’ailleurs été préfacé par le psychiatre et écrivain Dominique Barbier , spécialiste des pervers narcissiques.








À propos de la section polar des Éditions Lucien Souny :


Aussi bien destinée aux grands fans de ce genre qu’à de nouveaux lecteurs , c’est une littérature populaire, mais de qualité


Paru en 2018 :

Aucun répit , de Pierre Brocchi

La Gamine au débardeur rouge , de Brenda Lee O'Ryan

Putain de foot , de Roland Chatard

La nuit est mon amie , d’Annie Giraud


Les nouveautés sont disponibles en format poche et / ou en format numérique.










KIAÏ C’est un polar Il est écrit par Alexandra Coin & Eric Kwapinski , publié aux Éditions Lucien Souny Dès le début du livre vous êtes plongé dans …
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Wed, 27 Jun 2018 09:44:21 +0200
mes3loulou mes3loulous


KIAÏ



C’est un polar

Il est écrit par Alexandra Coin & Eric Kwapinski , publié aux Éditions Lucien Souny






Dès le début du livre vous êtes plongé dans une ambiance sombre , vous vous prenez au jeu de cette intrigue vertigineuse et vous n’avez qu’une envie , continuer de le lire , dévorer ce thriller pour connaître la suite .


Vous serez étonné et intrigué par le contraste entre le comportement détendu et zen de certains personnages avec la violence visuelle de certaines scènes .


Ce livre aborde plusieurs thématiques qui le rendent addictif , perturbant , diabolique , intriguant , glauque , passionnant aussi …

Y sont entre autres abordés la perversion , les troubles graves de la personnalité , la violence , la barbarie , la religion ainsi que leurs effets dévastateurs ,


Frissons garantis avec cet ouvrage et ce n’est pas fini, car cette année le noir s’invite aux Éditions Lucien Souny .





À propos de l’histoire :



Suite à un violent incendie qui a ravagé un orphelinat religieux , ses pensionnaires sont évacuées , c’est alors que Marie , l’une des jeunes filles du pensionnat , est placée d’office en psychiatrie à Auxerre .


Puis il y a Fabrice , qui à première vue n’a rien à voir avec Marie , en effet cet ancien tireur d’élite de la Légion vit paisiblement dans un village en pays cathare , à des kilomètres d’Auxerre donc .

Jusqu’à présent rien ne semble le distinguer des autres habitants de son village , mais c’était sans compter l’intervention de son vieux complices de randonnée Peter Wolff , un prêtre défroqué , biker au look de viking qui va attirer sur eux 2 les foudres d’un groupe d’activistes catholiques .


Attention à partir de ce moment-là , meme si elles ne portent plus ce nom-là de nos jours , les méthodes de l’inquisition vont renaître de leurs cendres , une croisade mortelle va être mise en place ?

Mais vous vous souvenez de Marie , en quoi cela la concerne-t-elle ? Et pourquoi elle et elle seule pourrait y mettre un terme ?

Suspens garanti ...









À propos des auteurs :


Ils vivent dans l’Yonne , mais s’échappent aussi des qu’ils le peuvent en terre cathare , dans l’Aude plus précieusement , dans un village niché .

C’est l’intérêt pour la lecture et la psychologie qui les a réunis.

Ils ont déjà écrit un livre ensemble en 2016 , La Voie du Talion aux éditions Aconitum / Fleur Sauvage , c’est un roman qui a été nominé en 2016 pour le prix du jury Dora Suarez


Eric Kwapinski :

Avant d’enseigner la philo , il a fait un petit détour chez les commandos , il a aussi pratiqué les arts martiaux .


Alexandra Coin :

Elle a exercé plusieurs petits boulots avant de devenir enseignante .

Elle aussi a pratiqué les arts martiaux .

Elle a publié en 2016 aussi et aussi aux éditions Aconitum / Fleur Sauvage , le roman Entraves , qui a d’ailleurs été préfacé par le psychiatre et écrivain Dominique Barbier , spécialiste des pervers narcissiques.








À propos de la section polar des Éditions Lucien Souny :


Aussi bien destinée aux grands fans de ce genre qu’à de nouveaux lecteurs , c’est une littérature populaire, mais de qualité


Paru en 2018 :

Aucun répit , de Pierre Brocchi

La Gamine au débardeur rouge , de Brenda Lee O'Ryan

Putain de foot , de Roland Chatard

La nuit est mon amie , d’Annie Giraud


Les nouveautés sont disponibles en format poche et / ou en format numérique.










KIAÏ C’est un polar Il est écrit par Alexandra Coin & Eric Kwapinski , publié aux Éditions Lucien Souny Dès le début du livre vous êtes plongé dans une ambiance sombre , vous vous prenez au jeu de ...
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Thu, 21 Jun 2018 15:07:14 +0200
Alvin G. Newton
Chapitre 7: Tension

Yggdrasil, capitale royale de Ragnarok. Depuis l'attaque qui a eu lieu ce jour là sur la cité royale la famille royale de Ragnarok a du se déplacer vers le palais royal qui s'y trouvait la cité étant toujours en reconstruction. Et pour plus de sécurité la garde royale a aussi été déplacée dans ce lieu. Ce jour là se tenait une importante réunion pour la garde. Tout ceux ayant le grade de vice-capitaine et capitaine avait étaient au rendez vous. Au milieu de la salle Tyra qui tenait un baton qu'elle pointait en direction d'un plan du pays.
-Revenons une dernière foi sur ce qui s'est passé. Dit elle.
Le jour de la grande cérémonie, si la garde a eu autant de mal c'est parcequ'elle était en sous-effectif. Le fait est que lorsque la cérémonie avait été lancée les 3 capitaines se situaient à divers endroits du monde. L'un d'entre eux se trouvait à Nemesis en pleine exploration de ruine ancienne. Le deuxiême se trouvait sur les mers et aidait à la résolution d'incident entre la flotte régulière et un groupe de marchands nobles. Le dernier était dans la zone Ouest dans ce qui restait des ruines de la forteresse Ouest en pleine reconstruction. En gros la garde ne diposait pas de plus 80% de ses effectifs compétents.
-Je confirme. Fit l'un d'eux avec les pieds sur la table. Reglez les incidents diplomatiques ça fatigue.
-Je peus continuer. Fit Tyra Sarcastique.
-Bien sur, Bien sur. Fit il en s'adossant encore plus.
Niles Byron: Capitaine de la garde royale de Ragnarok 24 ans.
-Dit Bayon tu pourrais.....
-Tu n'as pas ton mot à dire toi. Fit un autre à sa gauche en poussant ses lunettes. Je te rappele que c'est ta négligence qui est la cause de tout ça.
Abel Moor: Capitaine de la garde Royale. 27 ans
-Je suis désolé les gars. Fit il les larmes aux yeux. J'aurai du vous appeler plutôt.
-Arrête de faire ton malin Abel. Fit Byron en s'étirant. Je te rappele que tu étais plongé dans tes réparations de la zone Ouest. J'suis sur que tu étais en train de te la couler douce cette nuit la.
-Merci de ton soutien Byron. Fit Albion qui se reprenait.
-Ah non non t'a merdé capitaine. Moi je suis juste content de pas avoir été là. Fit il en mettant son chapeau sur son visage.
-Je regrette je dis. Dit il en fondant en larme.
-Arrête de faire ta pleurnicharde. Gronda Tyra. T'a de la chance qu'on a prit ta défense ce jour là. Le vieux Ryse t'aurai trucider sinon.
-Merci encore les gars. Fit il en baissant la tête.
-Maintenant t'a une dette envers nous tous. Hurla Tyra. Et t'a intérêt à la rembourser.
-C'est bon je sais.
Peu de temps avant le début de la cérémonie Albion avait reçu un message d'un garde comme quoi quelqu'un s'était infiltré dans le donjon au niveau Zetta. Sachant qu'on ne peut accéder à ce niveau sans passer par le niveau Upsilon cela voulait présager que le niveau Upsilon était ouvert. Une fois en bas avec le chevalier il entra dans le donjon et mais la porte se referma derrière lui. Le chevalier en question était manipulé par quelqu'un et Albion s'était fait berné. Une fois dans le donjon il fut enfermé dans un Kekai avec tout les démons de rang Upsilon à Zetta.
-Hedson fut obligé d'ouvrir la porte de l'extérieur. Fit Abel.
-Et notre bon cher capitaine fidèle à sa réputation avait anihilé 80% des monstres du donjon. Fit Byroon.
-Monstres qui servent à l'effort de guerre normalement. Fit un fille assise en parralèle.
Nadia Shay: Vice-capitaine 25 ans.
-Bien vue Nadia. On va en chier pour en retrouver autant. Fit Byron.
-Une telle bavure sur la garde royale est inadmissible. Fit Abel en poussant sur ses lunettes.
-Je me demande bien comment on va faire pour les cent prochaines années. Fit Bayon ironique. Notre bien belle nation à la merci des invasions externes.
Albion se sentit devenir petit devant les regards accusateurs que lui envoyaient l'ensemble de la garde.
-Je suis désolé les gars.
-Enfin bon. C'est notre négligence à tous qui a causé ce drame. Fit Tyra.
-La priorité ne devrait pas être de remplir à nouveau les effectifs du donjon ? Proposa un autre.
Dominic Clinton: Vice-capitaine. 26 ans.
-On a pas le temps. En plus il y a les autres nations qui nous regardent en chien de faillance comme des charognards. Dit Tyra
-Comme des hyènes tu veus dire. Dit Byron.
-Quoi qu'il en soit la garde va devoir être active on ne peut plus se permettre de telles erreurs sinon c'est Ragnarok qui va en patir.
-Cela va de soi. Fit Abel.
-Alors capitaine. Fit Tyra en jettant un regard à Albion.
Ce dernier décroisa les bras et les jambes avant de se redresser. Son regard enfantin était devenu des plus sérieux.
-Quand Absalon doit il rentré des ruines en Nemesis ? Demanda t'il.
-Le capitaine n'a pas donné de date fixe. Fit Dominic.
-Très bien. À partir de maintenant tout les capitaines sont en garnisons ici et ne seront autorisés à se déployer que sur mon ordre.
-Tu es sur de ça ? Fit Abel. Je te rappele que j'ai....
-C'est une mesure de précaution comme une autre. Les Vice-capitaines en revanche auront carte libre pour aller et venir comme ils l'entendent.
-Eh merde. J'aurai pas du monter si en grade si vite. Fit Byron.
-Qu'en est il de nos visiteurs d'Izanami ? Demanda Tyra.
-Laisse moi m'en charger. Je veus par contre que la surveillance soit renforcée aux frontières. Je veus êtres au courant de tout ce qui se passe dans ce pays en temps et en heure. Collaborez avec les Services de renseignements si nécéssaires. Je refuse qu'une catastrophe de ce genre se reproduise sous mon commandement. Est ce que c'est clair ?
-Techniquement c'est ta faute tu.....
-Byronn. Dit il en lui jettant un regard du coin de l'oeil.
Tout le monde le fixa enervé.
-Ok ok je me calme. Dit il en retirant ses pieds de la table.
-Bien je rentre au manoir. Tyra je te laisse te charger du reste.
Vice-capitaine Tyra Hedson
-Entendu.
Albion se dirigea vers la sortie mais juste au moment d'enfoncer la poignée il revint sur ses pas et s'inclina devant l'ensemble des officiers.
-Je suis infiniments désolé pour ce qui est arrivé le jour de l'incident. J'ai conscience d'être encore jeune et que je manque d'expérience. C'est pour ça que je vous demande de m'aider.
-On te pardonne ducon. Fit Byron. On va pas rester faché longtemps.
-NILES. Gronda Tyra.
-Ça va ça va. Je me calme.
-Je vous en suit infiniement reconaissant. Je ne mérite pas des officiers comme vous.
-Arrête c'est nous qui ne te méritons. Fit Abel. Allez file avant qu'on change d'avis.
-Merci les gars. Fit il en se relevant.
Puis il sortit de la pièce.
Peu de temps après la réunion les officiers de la garde ceux-ci retournèrent à leurs postes. Marchant dans les couloirs Aragon se dirigait avec un dossier en main vers un bureau.
-Excusez moi. Fit un homme dans le couloir.
Aragon s'arrêta et vit dans le couloir un homme assez grand devant deux filles de l'ordre. Il portait un chapeau et un costume gris sous sa cape. Il se grattait l'arrière du crane en affichant un sourire ébété.
-C'est vous capitaine Byron ? Vous avez drolement changer dites moi.
-J'avoue. Ça me rajeunit pas. Fit il.
-Vous êtes encore jeune vous savez. Même pas deux ans que vous êtes capitaine et regardez vous.
-J'avoue, j'aurai préférer être Vice-capitaine. Je viens d'être assigné en garnison.
-C'est pas de chances. Fit l'une des filles. Nous on peine atteint celui d'officier. À 24 ans c'est le top quand même.
-Je suis pas un génie non plus. Rigola t'il. Ah au fait, ça fait un bail que je suis pas venu et j'ai oublié ou se trouve mon bureau.
-C'est sur votre gauche au bout du couloir. Dit elle avec un sourire. À plus tard.
-Merci les filles. Si j'ai le temps je vous inviterai p'têtre.
-Passez une bonne journée alors.
Les deux filles tracèrent leur route sous le regard du capitaine. Dès qu'il tourna la tête il tomba sur Aragon qui avait malgré son air calme, une mine de détérré. Il se dirigea vers lui les mains dans les poches.
-Tien tien. Si c'est pas le petit Aragon. Ça faisait un bail dit moi.
-Ouaip. Dit d'une voix blasé.
-Il parait que c'est toi le nouveau chevalier de la princesse. Ça ne m'étonne pas de toi tu as les capacités pour. Il fit mine de fixer le ciel pour réfléchir. Seulement tu es en compétition avec le capitaine c'est pas de chance.
Aragon ne dit rien et continua de le fixer de son air blasé comme si on avait aspiré son âme.
-Me regarde pas comme ça, vous allez pas vous battre si.
Le jeune ne dit toujours rien et se contenta de le fixer avec le même regard.
-T'es pas sympa tu sais. Soupira t'il. Au fait ou est la fille qui t'accompagne d'habitude. Tu sais Voxal ?
Lance lacha un soupir devant son supérieur.
-Voxal est sortie pour une course. Et vous vous trompez, c'est elle et pas le chevalier de la princesse. Moi je suis juste là pour apporter mon soutien.
-Oh je vois. Pardonne mon erreur alors.
-Autre chose Fit il.
-Oui je t'écoute ?
-Non rien.
Il continua son chemin et dépassa Byron. Ce dernier lacha un demi-sourire puis continua son chemin.
-Il n'a pas du tout changé. Ses yeux n'ont même pas sourciller quand je lui ai parle d'affronter le capitaine. C'est bien un "Saint" ou je ne m'y connais pas.

TRANSITION

Ailleurs au manoir Enfield, dans l'arrière cour, deux jeunes hommes s'entrainaient avec des sabres en bois. L'un d'eux avait les cheveux blonds, un t'shirt noir et un pantalon blond ainsi que des gants. Le second portait un kimono et avait les cheveux blancs argentés. Celui-ci semblait nettement dominé le combat présent. Ne se laissant pas faire le blond donnait des coups plus rapide.
-C'est pas vrai, il joue avec moi. Dit il en regardant le sourire de son adversaire.
Bloquant en reculant son adversaire manqua de trébucher.
-Je le tiens.
Il donna un coup de sabre horizontale au niveau du visage. Le jeune homme se pencha en arrière et le sabre frola son nez.
-Merde. J'suis trop loin.
Il fit un pas de plus pour l'assomer s'arrêta net lorsqu'il vit le Boken sous sa gorge.
-Ok ok je me rends. Dit il.
Le jeune homme retira son sabre et s'inclina pour saluer.
-Merci pour cette séance votre majesté.
-Pas de ça avec moi. Et je t'ai déja dit de m'appeler Blake. Et tutoies moi aussi.
-Comme tu voudras Blake.
-Entr nous Toshi tu es assez impressionant. Je croyais que ma maitrise du sabre était parfaite mais visiblement j'ai beaucoup à apprendre.
-Haha. C'est parceque maitre Shisiken est extrêmement rigoureux.
-Vraiment ? Qui est ce Shisiken ?
-C'est l'un des lieutenant du Shogunat. Et de loin le meilleur escrimeur du pays. Il aurait déja fendu une montagne en deux selon les rumeurs. Fit Toshi en rigolant.
-U...... Une montagne. Fit Blake Choqué.
-Non mais je rigole hein. C'est toujours exagéré les rumeur sur lui.
-Merde je suis loin de leur niveau. Mais bon je dois m'entrainer si je veus utiliser à 100% le verrou débloquer. Pensa t'il. Lors de la dernière bataille j'avais beau avoir ouvert je n'ai pas pu puisé dans le mana qui y était. J'ai du me fier à Orion qui lui même puise dans le mien. Si je veus progresser....
Il se mit en garde face à Toshi en pointant son Boken sur lui.
-Encore.
À coté, en train d'observer Masaru et Shibashi adossés contre une planche.
-Il est vraiment et ridiculement faible. Fit Shibashi.
-Il a un bon niveau pour son âge je trouve. Dit Masaru.
-D'abord une gamine prépubert qui sert de négociatrice et maintenant un punk d'a peine 20 piges qui ne connait pas l'art du combat.
-C'est vrai que vu de loin ce jeunôt n'a aucune notion de politique et ne semble avoir aucun talent particulier. Mais c'est justement ça qui le rend dangereux.
-Raisons de plus pour s'en débarraser non.
-Tu sais ou nous sommes au moins ? Fit Masaru.
Dèrrière eux s'élevait le manoir Enfield dans son entièreté.
-Nous sommes au siège de l'élite même de ce pays. À la minute même ou tu deploiras ton ki ce n'est pas deux ni 3 mais une légion de ces gens qui viendront sur toi. Et je peus te garantir qu'un seul suffira à t'achever alors une armée.
-Ça va j'ai compris. Bouda t'il. Je suis pas con non plus.
-Il y a aussi ce jeune aux cheveux blancs au palais. Son don de perception est très puissant. Et sa magie n'est pas si différente de celle d'un de nos enemis il y a 20 ans.
-Peut être son fils.
-Qui sait ? Quoi qu'il en soit cet homme est ressorti vivant d'un duel contre Shisiken.
-Normal à l'époque il n'était pas un cadre du Shogunat. Le Shisiken actuel est invincible. Enfin quand t'enlève Ogura du lot.
-Justement imagine ou en est son rival d'antant.
Au même moment Blake s'effondra au sol sous un coup de sabre de Toshi. Se dernier se releva en enfonçant mains dans le sable. Des larmes lui coulèrent le long des yeux.
-Ulrik-dono vous allez bien. Demanda Toshi en se grattant le crane.
-Non je vais pas bien. Tient c'est la première foi qu'on m'appele ainsi.
Blake se releva et fixa le jeune homme.
-Non ça ne va pas. J'arrive pas à t'atteindre même quand je crois avoir l'avantage je perds. Tu me bats alors que n'a qu'une main et un plus petit gabari que moi, ALORS OUI JE DÉPRIME.
Il reçu un coup de poing se le crane le forçant à s'écrouler au sol.
-Ah lala. Voila ce qui arrive quand on ne compte que sur ses aptitudes naturelles. Fit une voix féminine derrière lui.
-Nora ? Fit il surpris. Bordel ça fait mal.
-Fainéant va. Je suis ici sur ordre de ta soeur pour te réprimender.
Elle sauta la cloture et l'aida à se relever. À ce moment là Toshi commença à se sentir étrange à la vue de la brune. Elle était habillée en civile avec un t-shirt marron un jean noir et des bottes à talon.
-Tu me présentes ton ami ?
-Nora voici
-Je te connais, tu étais avec Dame Hyakuren. Fit elle. Justement j'ai à lui parler.
-Euh je.....
Elle s'approcha et lui tendit la main puis sourit.
-Nora Voxal. Enchantée. Dit elle. Mais appele moi Nora.
Le jeune homme ne su quoi répondre et ne pouvait pas non plus lui serrer la main. Il s'inclina alors cachant son visage devenu rouge.
-Toshinori Yukimaru. Aide camp de sa majesté Hyakuren. En... Enchanté
-Haha. Ne soit pas si formel.
-Dé.... Désolé. Fit il.
-Enfin une fille potable. Dit Shibashi. Avec un gros bonnet plus.
-T'aurai pas des pensées pédophile toi. Fit Masaru en s'allumant un cigare.
-La ferme le vieux. Grogna t'il.
Toshi releva la tête et observa Nora mais fut un peu surpris.
-Euh, Voxal-dono, je sens une présence étrange autour de vous. Ou plutôt derrière vous.
-Vraiment ? Fit elle. Je vois rien.
-C'est comme une silhouette humaine, avec une aile.
-Une seule ? Étrange ? Si j'avais le diable derrière moi je le saurai.
-C'est peut être mon imagination.
Au même moment Hyakuren arriva en compagnie d'Erika.
-Je suis désolé d'avoir Taché votre Kimono préféré.
-Je ne t'en veus pas Erika. Par contre les vêtements de ta tente ne sont pas à ma taille.
-C'est juste la poitrine qui est trop grosse.
Au même moment les deux filles arrivèrent vers le terrain d'entrainement. En la voyant Toshi la salua en joigant le poing et la paume.
-Princesse.
-Tu t'en sors bien on dirait. Toshi.
-En effet majesté. Répondit il.
-Ça ne me surprend pas. Fit elle. Continue comme ça.
-OUI.
-Je te reconnais toi. Fit Erika. Tu es la copine d'Archer.
-Euuuuh.... Fit Nora.
-C'est qui ce.... Archer. Demanda Toshi.
-C'est personne. Dit elle avec un rire bête.
Toshi détourna le regard tandis qu'Erika s'approcha de Nora.
-C'est ce que je pensais, à force de trainer avec lui vous avez finit par attraper son odeur.
-De quoi ?
-Je retrourne m'entrainé. Anah doit s'ennuyer toute seule.
Elle s'éloigna tandis que Nora resta interloquée ne sachant pas quoi répondre. Au même moment l'on entendit un cheval au loin.
-Ah ça doit être Albion qui est de retour.
-Quoi il est déja ici ? Fit Hyakuren paniquée.
-Qu'est ce qui va pas princesse ?
-Euh.... Faut que j'aille dans ma chambre. Désoléee.
Elle coury aussi vite qu'elle le put et disparu dans le manoir. Les autres la fixèrent surpris.
-Il s'est passé quoi là ? Demanda Nora.
-C'est la même chose chaque foi que Monsieur Albion arrive. Fit Toshi.
-Ah bon ?
Au même moment Albion arriva et descendit de son cheval.
-Comment allez vous les jeunes. Fit il avec un sourire béa. Nora.....
-Capitaine.
-À voir ton visage petit Toshi je l'ai encore fait détaler. Dit il en rigolant. C'est dommage. Je la rencontrerai une autre foi.
-Comment ça la recontrer ? Demanda Nora.
-Eh ben ça fait une semaine que nous vivons sous le même toît Fit il. Seulement je ne l'ai jamais vu. Haha. Est ce que je lui fais peur ? C'est mon parfum ? Ma coiffure ?
-En fait vous vous êtes déja recontré à la capitale. Expliqua Toshi en croisant les bras. Elle était sur une calamité. Le dragon Shoryu.
Albion passa sa main sous son menton pour réfléchir puis afficha un sourire niai.
-Désolé connait pas.
Les 3 autres se firent une facepalm devant sa réaction.
-Vous le faites exprès capitaine c'est pas possible. Fit Nora.
Pendant ce temps dans la chambre d'ami, Hyakuren s'était enfermée sous sa couette en tremblotant.
-Il est déja de retour. D'habitude il ne rentre que très tard la nuit. Pourquoi un changement si brusque. Et s'il avait finit plus tôt juste pour venir me voir.
La jeune femme restait sous sa couette toute rouge. Lorsqu'une silhouette qui passait par là ouvrit la porte.
-Si c'est lui je suis fichue.
-Lady Hyakuren ?
Elle ressortit de la couette et fit face à une jeune blonde en face.
-Emilie-San ?!
Un peu plus tard Emilie et elles étaient assise sur le toît de la maison en train d'observer le coucher du soleil.
-Comment vous sentez vous ? Demanda Emilie
-Bien merci. Désolé de vous avoir emprunter des vêtements sans prévenir.
-Ce n'est rien. Fit elle en souriant.
-Dites moi messire Albion c'est......
-Mon frère jumeau. Dit elle. Même si je suis certaine d'être sortie la première. C'est lui qui héritera de ce domaine un jour.
-Ah.... D'accord. Mais j'y pense, vous avez un frère ainé non ? Pourquoi n'est il pas choisi ?
-C'est à cause de sa santé. Il n'a pas pu assumer ce rôle. Le plus drôle c'est qu'il a abdiqué à seulement 19 ans Fit elle en souriant.
-Si jeune, il a doit souffrir d'une maladie très grave.
-Pas tant que ça, du moins j'espère. Et vous Lady Hyakuren ? Pourquoi vous êtes venus ici dans ce pays ? C'est pas la meilleur destination touristique vous savez ?
-J'ai dis que j'étais venu pour les négociations mais il y a aussi deux autres raisons. La première c'est mon petit-frère Kaiki. Ça fait tellement longtemps longtemps qu'on s'est vu, je n'ai même pas eu l'occasion de le serrer dans mes bras.
Son regard s'était éblouie quand elle parlait de lui, Emilie la regardait un peu surprise.
-Et la seconde ?
À ce moment là le visage de Hyakuren devint un peu plus sombre. Elle fléchit les jambes et posa son menton sur les genoux.
-SENSO. Murmura t'elle comme si elle parlait au vent.
-Hein ?
-Ça veut dire "guerre" dans votre langue. Vous ne le savez pas mais même diviser en deux mon pays est en proie à des révoltes. De temps en temps les fermiers et paysans se révoltent contre le Shogunat et pour régler ce problême mon grand-frêre Keiko a décidé de mener une armée de repression inculant les lieutenants et les membres de ma famille. Même ma soeur cadette a été enrolée.
-Votre soeur cadette ?
-Oui. Elle s'appele Sekai, elle jouait beaucoup avec Kaiki quand ils étaient jeunes.
-Je comprend. Vous êtes inquiête pour votre famille.
-Non pas vraiment, juste l'idée de lever la main sur des gens de mon peuple me révulse.
-Vous ne l'avez jamais fait ?
-Si justement, et j'aimerai oublier. C'est pour ça que je me suis portée volontaire pour venir ici. Et maintenant que je suis ici je me dis que ce pays est bien plus tranquille que le mien.
Elle leva la tête en fixant l'horizon. Au même moment Emilie explosa de rire. Surprise Hyakuren la regarda étonnée par son comportement. La blonde s'arrêta de rire et la fixa un moment.
-Dé.... Désolé je ne voulais pas vous offenser. C'est juste, mon pays est loin d'être tranquille comme vous le dites. Fit elle en essuyant une larme sous son oeil.
-Comment ça ?
-Eh ben déja tout les pays du monde nous en veulent, on a des tensions avec les pays de l'Est et du Nord par dela la chaine de montagne. Le Sud est plus ou moins à nous avec Isengar qui sert de frontière, mais à l'Ouest par contre c'est la mort. C'est triste, les gens sont plus affamés que dans le Nord, les attaques de monstre constante, l'espérance de vie n'atteint même pas les 40 ans on a même une zone interdite. L'Ouest n'a jamais été entièrement et même Rhein Frost qui a remplacé le capitaine Ivan Hydre n'a pas pu explorer toute cette zone et nous vivons sous la menace constante de plusieurs autres espèces alors Lady Hyakuren c'est moi qui vous envie.
Hyakuren éclata de rire à son tour puis se calma.
-C'est sympa de savoir qu'on est dans le même bateau vous et moi. Dit elle.
-On peut dire qu'on se comprend plus ou moins.
-Au fait pourquoi vous esquivez sans arrêt mon frère.
-Eh ben c'est....
Elle détourna le regard et se mit à rougir.
-J'ai une peu honte.
-Vous l'appréciez beaucoup hein ? Moi aussi j'ai un ami que j'aime bien.
-Ah bon ? Et ou est ce ami ?
-Il est à l'hopital en ce moment même. Il a été blessé lors de l'attaque sur la capitale.
Hyakuren se sentit tout à coup emplie de tristesse.
-Il est dans le coma, je me demande si il se reveillera un jour.
Emilie vit le visage attristé de la jeune femme.
-Ah mais je vous en veus pas hein. Rigola t'elle. Quand il sera de retour je lui ferai passer un sale quart d'heure.
-Je comprends, je suis quand même désolé pour votre ami.
-Ça va. Et appeler moi Emilie. On est amie après tout.
-Amie ?
Elle rigola légèrement ce qui surpris la blonde
-Désolé vous êtes la première amie que je me fais en dehors des murs du chateau. Et ma première amie étrangère aussi.
-Oh tant que ça.
-C'est d'accord. Dit elle. Soyons amies.
Elle lui tendit la main et la blonde la serra.

Fin du chapitre]]>
Wed, 20 Jun 2018 11:20:09 +0200
Alexander de Oldenborg - Glücksborg
Marie Walewska (8ème partie et fin)

Le 18 avril 1816, à Paris, était signé le contrat de mariage entre le comte Philippe d’Ornano (ci-dessus) et Marie Łączyńska , comtesse Walewska. Le 7 septembre 1816, le mariage était célébré à Bruxelles. Il avait fallu bien des événement pour en arriver à cet heureux évènement.

Entre 1813 et 1814, l’Empire s’est lentement désagrégé. La Campagne de Russie a pris fin le 14 décembre 1812. Elle aura duré près de six mois. La Grande Armée, composée de 680 000 hommes, dont 440 000 engagés en Russie, est défaite. Le 7 septembre 1812, la bataille de la Moscova ou de Borodino voit l’armée française victorieuse.

Napoléon et ses maréchaux à Borodino par Vassili Verechtchaguine.

Le 14 septembre Napoléon entre dans Moscou. De ce jour au 18 septembre Moscou est en feu. Le 18 octobre Napoléon ordonne la retraite. Du 26 au 29 novembre, c’est la bataille de la Bérézina. Les Français sont expulsés de Russie le 12 décembre 1812. Le sursaut national et l’hiver russes ont eu raison de la plus formidable armée de tous les temps.

La Bérézina par Janvier Suchodolski

« Parce que l’Allemagne était sans initiative et sans voix, parce que les princes obéissaient comme des préfets (…) l’empereur (…) eut le tort de méconnaître ce que le sentiment national, trop peu ménagé, avait amassé de ressentiments secrets dans le cœur des Allemands » (Mémoires de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie) Après la Campagne de Russie, c’est la campagne d’Allemagne.
Les ennemis de Napoléon s’organisent autour de la Russie.

Le 16 mars la Prusse, le 23 mars la Suède, le 11 août l’Autriche, le 14 octobre la Bavière se coalisent contre lui. Les alliés, souvent obligés, de Napoléon le quittent, la Bavière la première, puis la Saxe le 18 octobre, le Wurtemberg le 2 novembre, le Grand-duché de Bade le 20 novembre. Du 16 au 19 octobre 1813, c’est la bataille de Leipzig, dite la Bataille des Nations. Joseph Poniatowski y meurt, Duroc est mort à Bautzen le 22 mai 1813. Ils avenir été tous les deux les principaux acteurs de la rencontre de Napoléon et Marie Walewska.

Sans être totalement vaincu Napoléon est contraint à la retraite. Il a perdu 60 000 hommes, les Alliés en ont perdu 90 000. Il n’est plus le maître de l’Europe.
Marie, inquiète du sort de Napoléon, est à Spa. Elle ne rentre à Paris que lorsque Napoléon y retourne. Il l’appelle à Saint Cloud. Cette fois, il ne s’agit pas d’un rendez-vous amoureux. Il s’agit d’assurer de façon certaine l’avenir de leur enfant. Il augmente le majorat, il fait acheter un hôtel particulier à son nom, 48 rue de la Victoire. Le 8 février 1814, il écrit à Monsieur de La Bouillerie, Trésorier Général de l’Empire « J’ai reçu votre lettre relativement au jeune Walewska ( sic). Je vous laisse les mains libres. Faites ce qu’il faut mais faites-le de suite. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est le sort de l’enfant; la mère viendra ensuite. »

Plan de l’hôtel du 48 rue de la Victoire

Napoléon a conscience que la fin approche, même s’il lui reste encore quelques victoires à gagner. Mais les Alliés, Royaume-Uni, Russie, Prusse, Autriche avancent et le 31 mars 1814, ils entrent dans Paris. Napoléon est contraint à l’abdication par ses maréchaux le 3 avril. Le même jour, il est déchu par le Sénat qui appelle les Bourbons. Le 11 avril est signé le Traité de Fontainebleau par lequel il conserve le titre d’Empereur mais ne règne plus que sur l’île d’Elbe.
Marie ne revoit pas l’empereur mais elle suit les nouvelles. « L’empereur est allé prendre le commandement des armées qui vont défendre le territoire envahi. Je n’ai pu lui dire au revoir. L’aura-t-il remarqué ? Moi, je suis bien nerveuse… » Elle assiste, en spectatrice au départ de Marie-Louise et du roi de Rome, qu’elle qualifie de « cher petit ».

Départ de Marie-Louise par Achille Martinet

Pendant tous les jours que dure la bataille de Paris, elle a du mal à accepter l’idée que son idole court à la catastrophe et qu’il va bientôt être déchu. Philippe d’Ornano, revenu à Paris pour chercher des munitions, la voit mais ne peut lui donner d’informations tant la situation est confuse. Avant l’abdication, elle cherche à le rejoindre à Troyes. Son frère lui montre la folie d’un acte. Comment traverser les lignes de bataille ? Elle accepte l’argument. De plus, Napoléon n’est plus à Troyes, il est à Fontainebleau. Après l’abdication, elle cherche à l’y rejoindre. Il refuse de la voir de suite car il ne veut voir personne. Constant dans ses mémoire raconte : « Son affliction était si vive de voir que l’Empereur ne la faisait pas demander que j’en pris pitié. Je rentrai dans la chambre de l’Empereur pour le prévenir de nouveau. Il ne dormait pas mais il était si profondément absorbé dans ses pensées qu’il ne me fit aucune réponse. Enfin le jour commençant à paraître, la comtesse craignant d’être vue par les gens de la maison, se retira la mort dans le coeur. Elle était partie depuis plus d’une heure quand l’Empereur se rappelant qu’elle attendait, la fit demander. Je dis à Sa Majesté ce qu’il en était; je ne lui cachais point le désespoir de la comtesse au moment de son départ. L’Empereur en fut vivement affecté. »

Elle essaiera de venir le voir à plusieurs reprises mais la présence des troupes ennemies l’en empêchèrent.

Tous, ou presque, ont abandonné l’Empereur, à commencer par son épouse et ceux dont il a fait la fortune et la gloire. Si les maréchaux et les grands serviteurs de l’empire ont dû leur position à leurs valeurs, qui se souviendrait de Marie-Louise, si elle n’avait pas été impératrice des Français. Marie reste fidèle. Elle sait qu’elle doit sa fortune à Napoléon mais plus encore une belle histoire d’amour et un enfant.

Les Adieux de Fontainebleau par Horace Vernet

Le 20 avril, Napoléon quitte Fontainebleau pour l’île d’Elbe. Elle tente de le voir à nouveau. Ce même jour, elle a à débrouiller ses affaires personnelles, et surtout celle de son fils, que l’abdication de Napoléon a compliquées. Comment assurer l’avenir du majorat constitué à son profit, comment éviter la confiscation des biens situés dans le Royaume de Naples, qui semble être dans l’esprit de Murat. Elle décide de partir en Italie pour demander l’intervention de la reine de Naples, Caroline, avec laquelle elle a toujours eu de bons rapports. Bien entendu, elle voyage en grand équipage avec sa soeur et son frère Théodore. Elle va à Bologne pour rencontrer Elisa Bonaparte, ex-princesse de Lucques et Piombino, ex-grande-duchesse de Toscane. Elle passe si près de l’île d’Elbe qu’elle ne peut pas ne pas aller voir Napoléon. Le maître de l’Europe est désormais le maître d’une petite île méditerranéenne. Tout y est modeste voire mesquin, mais il y reste Majesté Impériale, avec le cérémonial qui va avec, ou presque.

Arrivée de Napoléon à l’île d’Elbe

De sa Grande Armée, il ne lui reste que six cent sept grenadiers, sous les ordres de Cambronne. La rente annuelle de deux millions de francs que Louis XVIII doit le verser, bien entendu n’arriva jamais. Mais malgré tout, il fait trembler encore ses ennemis.

De tout son entourage familial et amical, seules sa mère, sa soeur la princesse Borghèse et Marie Walewska vinrent le voir. Malgré ses déclarations de son intention de venir le voir, Marie-Louise ne vint pas. Ce n’étaient que mensonges, l’impératrice des Français était alors sous le charme du général comte Neipperg.

Le 4 août 1814, Theodore débarque à l’île d’Elbe porteur d’une lettre de sa soeur. Elle est à Florence et attend l’autorisation de venir le voir. Napoléon en est ému et le 9 août, il lui répond : « Marie, j’ai reçu votre lettre. J’ai parlé à votre frère. Allez à Naples arranger vos affaires ; en allant ou en revenant, je vous verrai avec l’intérêt que vous m’avez toujours inspiré et le petit dont on me dit tant de bien que j’en ai une véritable joie et me fait fort de l’embrasser – Adieu Marie, cent choses tendres. » Il l’attend donc, mais elle ne peut venir qu’incognito car Napoléon ménage la susceptibilité de son épouse. Si Marie arrivait de façon officielle, celai serait immédiatement rapporté des toutes les Cours et Marie-Louise l’apprendrait. Il est peu probable qu’elle en serait affectée.

Madame Mère

Madame Mère est aussi présente à l’île d’Elbe. Il est hors de question qu’elle soit mise au courant. La jolie et coquette Madame Bonaparte de l’Ancien Régime à cédé la place à la digne et Auguste Mère d’un empereur, de trois rois, d’une reine et de deux princesses. De plus elle est corse et très attachée au respect que l’on doit à sa famille, femme en premier. Napoléon est un homme marié, il ne peut recevoir sa maîtresse.

Marie débarqua à l’île d’Elbe le 1er septembre 1814. Napoléon est venue l’attendre sur le quai.

Demeure de Napoléon à l’île d’Elbe



On peut imaginer l’émotion de leurs retrouvailles. Ils se sont quittés six mois à peine, mais leur monde s’est écroulé autour d’eux. Mais cet écroulement est sans conséquence pour l’amour que Marie lui porte. Ils s’installent, avec la soeur et le frère de Marie, dans une sorte d’ermitage au dessus de la mer. Ils ne partagent pas la même chambre. Ont-ils eu seulement un rapport physique ? Selon Ali le Mameluk qui avait suivi Napoléon, oui.

Marie serait bien restée auprès de lui pour l’aider de son amour à supporter l’amertume de sa situation. Napoléon est heureux avec elle et leur fils, durant la durée de leur séjour.
Dans l’île d’Elbe s’est répandue la nouvelle que l’impératrice et le roi de Rome sont arrivés. Napoléon ne veut pas leur révéler qu’il s’agit de sa maitresse et de son fils adultérin. Il a peur du scandale que cela pourrait provoquer dans cette population catholique. Il faut donc que Marie parte. Son rêve de rester avec lui s’effondre.

Le 3 septembre 1814, Marie rembarque. Le dernier jour, comme pour oublier la détresse du moment, fut joyeux, du moins dans sa forme. Napoléon donna un dîner auquel il convia les officiers polonais de sa garde que Marie connaissait. On dansa. Le lendemain après une ultime promenade, il fallut se séparer. Marie a accepté cela comme elle a accepté le reste. Mais elle reste une femme humiliée. L’homme qu’elle aime l’a sacrifiée à un femme indifférente, au nom de conventions dont plus personne n’avait à faire dans la tourmente présente. Ils se reverront encore deux fois.
Les affaires du jeune Walewski se sont arrangées à Naples, grâce à l’intervention de Caroline, qui est séduite par son neveu. Durant ce séjour, Marie apprit la mort du comte Walewski, qui, s’il n’est plus son mari à l’état-civil, l’est encore devant Dieu. Cela n’empêche en rien de mener une existence mondaine. Elle séduit toujours. Il semble qu’elle ait pris son parti de sa séparation avec Napoléon. Peut-être a-t-elle commencé de cesser de l’aimer ?

Philippe d’Ornano lui écrit et elle lui répond. Sa fidélité ne peut que la réconforter. Elle doit bien avoir conscience qu’il y a plus que de l’amitié dans celle-ci. Marie est encore à Naples quand elle apprend que Napoléon a quitté l’île d’Elbe. Le rêve va-t-il renaître ? Elle part immédiatement pour Paris où elle arrivera début avril 1815.

Napoléon a fait à travers la France un retour triomphal. Louis XVIII a quitté la capitale, y oubliant ses pantoufles, ce qui l’ennuie beaucoup. Marie espère être appelée aux Tuileries. Elle n’ose y aller de son chef. La reine Hortense est alors l’intermédiaire entre les deux. Le 11 juin 1815, c’est au Palais de l’Elysée qu’elle voit l’Empereur pour la dernière fois. Napoléon se reproche devant elle de l’avoir si mal traitée, mais pouvait-il faire autrement, ajoute-t-il. Marie pleure et c’est en pleurant qu’elle le quitte. Cette fois, leur histoire d’amour est bien finie. Elle sait que même si Napoléon n’a pas accompli tous ses espoirs d’une Pologne libre, ses espoirs secrets de rester toujours près de lui, elle l’a aimé passionnément et il le lui a bien rendu, du moins au début.

Le 18 juin, c’est la bataille de Waterloo. Le 21 juin, Napoléon la reçoit encore une fois avec leur fils. Le 28 juin, c’est à La Malmaison qu’ils se voient pour la dernière fois. Joséphine est morte, Marie est vivante. Marie est prête à le suivre mais l’empereur ne change rien à son destin. Il avait épousé Joséphine par amour, il avait aimé Marie sans l’épouser, il avait épousé Marie-Louise par devoir mais tout était fini. Il se remettait en confiance dans les mains de ses ennemis et ne voulait entraîner Marie vers un avenir dont ils ignoraient tout. De ses deux fils, Alexandre Walewski fut le dernier sur lequel il posa les yeux.

La bataille de Waterloo par William Sadler

Marie fut malade pendant des semaines après cette entrevue. Une fois rétablie, elle alla en Hollande placer une partie des fonds de son fils, suivant la recommandation que lui avait fait Napoléon. Elle intervint aussi en faveur de Madame Mère et de Caroline Murat, ex-reine de Naples. Elle n’hésite pas à se compromettre aux yeux de la police du nouveau monarque pour celles qui auraient pu être sa belle-mère et sa belle-soeur. La grandeur d’âme de Marie transparait derrière ces gestes auxquels rien ne l’obligeait.

Recluse, elle refuse sa porte à Philippe d’Ornano, toujours constant voire encore plus amoureux. Quand il la voit enfin, il lui demande sa main. Elle refuse. Car si elle n’a plus aucun espoir de vivre avec Napoléon, envoyé à Sainte-Hélène, elle n’est pas prête à le remplacer dans son coeur. Mais Philippe d’Ornano n’était pas homme à s’avouer vaincu.

Philippe Antoine d’Ornano est né à Ajaccio le 17 janvier 1784. Sa mère était une Bonaparte et son père le descendant d’une des familles les plus illustres de Corse. Aide de camp de Berthier, il s’illustre à Ulm et à Iéna où il est officier d’ordonnance de l’empereur.

Il est fait comte de l’Empire en 1808 et prend part aux campagnes de la guerre d’Espagne. Il est un des plus jeunes généraux de brigade de l’Empire, à 27 ans. Commandant la 16e brigade de cavalerie légère au début de la campagne de Russie, il est fait général de division le 8 septembre 1812, après la bataille de la Moskowa et prend la tête de la division légère du 4e corps. Blessé et laissé pour mort à la bataille de Krasnoï, le 18 novembre 1812, il est retrouvé vivant par son aide de camp le lendemain et rentre en France. Après une convalescence rapide, il combat en Allemagne et prend le commandement de la cavalerie de la Vieille Garde après la mort du maréchal Bessières.

Lors de la campagne de France, il participe notamment à la bataille de Paris où il commande les unités de la Garde impériale stationnée dans la capitale. Après l’abdication de Fontainebleau, il accompagne Napoléon jusqu’à son embarquement pour l’île d’Elbe. Cousin de Napoléon, qui a fait de ce cavalier brillant l’un des généraux les plus dotés de l’Empire, il accepte le commandement des dragons de France sous la Première Restauration mais s’empresse de proposer ses services à l’Empereur lors de son retour aux Tuileries. Grièvement blessé à la poitrine au cours d’un duel avec le général Bonet, il n’exerce pas de commandement effectif lors de la campagne de Belgique. Il ne participera pas à la bataille de Waterloo. Arrêté le 20 novembre 1815 pour avoir pris en public la défense de Ney – « si j’avais cent hommes sûrs avec moi, j’irais délivrer le maréchal Ney dans sa prison » avait-il dit – il est libéré un mois plus tard et part en exil en Angleterre puis en Belgique. ( Sources : Wikipédia)

Marie est bouleversée par la nouvelle de son arrestation. Elle intervient auprès de Fouché et de Talleyrand, qui pour faire oublier leur passé, préfèrent rester neutres. Elle va trouver le duc Decazes, nouveau ministre de la Police et favori de Louis XVIII, qui lui accorde la libération d’Ornano.

Cette fois, les sentiments de Marie ont changé. Elle accepte la demande en mariage mais ils doivent se séparer car il est exilé. Elle devra le rejoindre en Belgique, où il a acheté une propriété à Liège.

Le contrat de mariage donne une idée de la disparité de fortune entre les époux, mais il permet surtout de savoir ce que possédait Marie et comment elle vivait. Outre ses effets personnels, le futur époux apporte 200 000 francs en argent comptant. La future épouse, outre ses effets personnels, bijoux, argenterie, meubles meublants, voitures estimés à 121 102 francs, elle apporte 750 000 Francs en argent comptant et rentes. La différence de fortune est considérable. Mis à part 100 000 florins polonais, recueillis dans la succession de son mari et 200 000 francs de dettes du comte Walewski qu’elle a acquittées. L’actif total est donc près de 700 000 Francs, auxquels il faut ajouter des rentes et des actions plus la jouissance de l’hôtel particulier 48 rue de la Victoire acheté par Napoléon pour son fils. Cet hôtel comprend un boudoir, une chambre à coucher, un petit salon bleu, au rez-de-chaussée, un salon vert, une salle à manger, diverses chambres et pièces de service, plus une écurie. Le contrat de mariage donne la description exacte de tous les meubles meublants, de toute l’argenterie, de tous ses bijoux, de tout le linge. Il est extraordinaire à lire car il donne une idée de l’ameublement aristocratique sous l’Empire.

Les premières pages du contrat de mariage

Philippe d’Ornano ne fait donc pas une mauvaise affaire mais ce n’est pas pour cela qu’il l’épouse. C’est par amour. Il est un homme bien comme toute sa vie l’a prouvé jusque là et le prouvera par la suite.

Dernière page du contrat de mariage avec la signature de Marie

Ils se marièrent donc à Bruxelles le 7 septembre 1816. Elle a trente ans, il en a trente-deux. Quand il apprit la nouvelle du mariage, Napoléon, déjà à Sainte-Hélène, semble y avoir été indifférent. De toutes façons, que pouvait-il faire ? Pleurer, se lamenter ? Ce n’était pas dans son caractère ni dans la conscience qu’il avait de sa dignité. On peut même penser qu’il en a été heureux pour elle.

Dans le contrat de mariage, il était prévu qu’ils vivent dans son hôtel à elle et qu’elles supporte la quasi totalité des frais du ménage. Mais le mari était exilé à la suite de sa défense de Ney, ils choisissent de s’installer à Liège, après leur voyage de noces passé à Spa car la santé de Marie était chancelante. C’est après son mariage avec Philippe d’Ornano qu’elle commença à rédiger ses mémoires, dont de nombreux passages sont relatés dans cet article. C’est un témoignage précieux sur sa personnalité.

Bien qu’enceinte, elle entreprend de se rendre sans son mari à Walewice. Il y va peut-être pour finir de régler la succession du comte Walewski. Toujours est-il que Philippe lui manque. Elle le lui écrit, à peine arrivée, le 24 janvier 1817: « Notre séparation me pèse d’un poids très lourd mais ce fardeau disparaît quand je réalise à quel point nous sommes unis…Mon mari à moi, si loin que tu sois, tu es toujours près de moi…Je ne peux pas te cacher que je me sens un peu faible. J’ai par moment des pressentiments qu’il m’arrivera quelque chose que je redoute… »

Le destin de Marie Łączyńska, comtesse Walewska, comtesse d’Ornano va bientôt être brisé. Elle reste encore quelques temps à Varsovie mais elle souffre dans sa grossesse. A son retour en Belgique, Philippe est effrayé de voir le changement survenu en elle. Elle a maigri, elle est pâle. La vie semble se retirer au moment même où elle connait le bonheur d’un amour accompli et partagé. Les médecins appelés par Philippe lui conseille le repos. Elle continue la rédaction de son journal dans lequel elle tente d’expliquer qu’elle a été victime des évènements qui l’ont conduite à être la maîtresse de Napoléon puis de finir par l’aimer. Elle a été patriote, nul ne peut en douter, elle a aimé Napoléon, nul ne peut en douter également. Elle aime Philippe d’Ornano qui lui a non seulement rendu l’honneur d’être une épouse respectée mais aussi l’entoure d’un amour immense.

Le 9 juin 1817, elle met au monde un garçon prénommé Rodolphe-Auguste, qu’elle décide d’allaiter. Cela l’épuise et la mène doucement vers sa fin. La sentant proche, elle demande à son mari de la ramener à Paris où ils arrivent début novembre 1817.

Le 11 décembre, elle meurt, probablement victime d’une néphrite que l’on ne savait pas soigner à l’époque. Elle avait trente et un ans. Selon sa demande, elle fut enterrée dans la caveau familial de Kiernozia.

Acte de décès reconstitué après l’incendie de l’Hôtel de Ville de Paris en 1871

Le fils de Marie raconte dans ses Mémoires : « Toute la maison fut plongée dans le désespoir mais la douleur du général d’Ornano dépassait tout ce qu’on peut imaginer. Ma mère était une des meilleures personnes ayant existé au monde. » On le croit aisément à la lecture des événements de sa vie.

Ici repose Marie Laczinska, comtesse Walewska puis comtesse d’Ornano

L’amour de Napoléon et de Marie fut certainement un des épisodes les plus attachants de la vie de l’Empereur. Elle lui valut, à elle la gloire, une gloire qu’elle a chèrement payé car malgré son amour pour lui, elle portait sans cesse le remords d’avoir rompu les voeux de son premier mariage, elle se reprochait peut-être aussi ne pas avoir été capable de porter le destin de la Pologne comme cela lui avait été fait miroiter.

De ses deux amours, Marie eut deux enfants mais elle n’oublia pas son aîné, issu de sa première union.

Le général comte d’Ornano ne se remaria pas. Il reprend du service en 1828 comme commandant des 2e et 3e divisions militaires puis au jury du concours de Saint-Cyr Sous la monarchie de Juillet, il prend part à la répression en Vendée en 1832 et est fait pair de France. À la retraite pour raison de santé, il est élu député d’Indre-et-Loire le 7 janvier 1849 (il fut propriétaire du château de la Branchoire à Chambray-lès-Tours). Partisan de la politique du président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et soutien du gouvernement dans l’affaire de l’expédition de Rome, il est réélu lors des élections de 1849. Grand-croix de la Légion d’honneur en 1850, il approuve le coup d’État du 2 décembre 1851.

Membre de la commission consultative, il est couvert d’honneur, fait sénateur dès 1852, grand chancelier de la Légion d’honneur puis gouverneur des Invalides. Napoléon III le fait maréchal de France le 2 avril 1861, dernier des généraux de la Révolution et de l’Empire à accéder à cette distinction. Il meurt à Paris le 13 octobre 1863 et est enterré aux Invalides. Son nom figure sur l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Comte Alexandre Colonna-Walewski

Alexandre Colonna-Walewski, comte de l’Empire, indéniablement reconnu comme fils de l’Empereur par un test ADN, eût une brillante carrière. A la mort de sa mère, la tutelle fut confiée à son oncle Teodor Michał Łączyński, dont elle avait toujours été proche. Il était un honnête homme et Alexandre n’eut qu’à se féliciter de son tuteur qui sut bien gérer sa fortune. Il entretint aussi toujours d’excellents rapports avec Philippe d’Ornano, son beau-père. Militaire, diplomate, homme politique, sa carrière se fit sous la Monarchie de Juillet et sous l’Empire à la tête duquel était son cousin germain, Napoléon III. Il fut marié deux fois. Sa première épouse était Lady Catherine Montagu, fille du comte Sandwich. Veuf, il se remaria avec Marie-Anne de Ricci, dont la mère était une princesse Poniatowska.

Comte Colonna-Walewski en 1865�La ressemblance avec Napoléon est frappante

De sa liaison avec la comédienne Rachel, il eut un fils naturel Alexandre-Antoine-Jean Colonna-Walewski, reconnu à sa naissance en 1844 et adopté par lui en 1860. Il mourut en 1868.

La comédienne Rachel

Son petit-fils André Colonna Walewski fondateur des taxis G7 à Paris fut le gendre de Léon Molinos un industriel important. La descendance masculine et féminine d’André Colonna Walewski est nombreuse de nos jours. Le Comte Alexandre Colonna Walewski est aujourd’hui le chef de famille.

Rodolphe-Louis d’Ornano, le dernier fils de Marie et unique fils de Philippe, né en 1817 est mort en 1865. Il a été Chambellan et Premier maître des cérémonies de l’Empereur Napoléon III, Préfet, député et Vice président du conseil général de l’Yonne. Il est l’ancêtre de Michel d’Ornano maire et député de Deauville.

Le fils aîné de Marie, le comte Antoine Colonna Walewski, mort à 30 ans, n’eut que des filles. Le nom des Walewski est perpétué en Pologne probablement par la descendance des fils des premiers mariages du comte.

Mais s’il est aujourd’hui universellement connu, c’est par Marie Walewska.

La légende de Marie Walewska illustrée au cinéma.

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Sun, 10 Jun 2018 11:04:01 +0200
Jean Michel Molines

 
Jean Michel Molines:

Cabinet noir : les bonnes feuilles du livre choc.
Par Louis de Raguenel – 23/03/2017.

En couverture.
Écoutes, filatures, surveillance : un livre révèle les manoeuvres de François Hollande pour combattre ses adversaires politiques.

Une enquête accablante qui achève le président sortant.

Les bonnes feuilles de Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, que nous publions, éclaboussent comme jamais auparavant la présidence de François Hollande.

L’affaire est grave.
Elle met en lumière les dérives de la présidence de la République, qui a cherché à s’informer et à déstabiliser, par (presque) tous les moyens, ses opposants.

Trois journalistes d’investigation lèvent ainsi le voile sur la manière dont François Hollande a tenté d’utiliser le ministère de l’Intérieur et ses outils de surveillance et de collecte d’informations pour servir sans succès un intérêt politique : sa réélection.

Mais aussi la presse, en n’hésitant pas à faire fuiter opportunément des informations compromettantes sur ses opposants, jusque dans son propre camp, comme ce fut le cas manifestement contre Manuel Valls et son équipe rapprochée — son chef de cabinet sera photographié au téléobjectif.

« Difficile de ne pas voir la patte de Hollande »

L’espionnage politique au sommet de l’État semble être devenu une manie, tout comme les nominations au sein de l’appareil judiciaire, pour pouvoir “être branché” en permanence avec les affaires politico-financières du moment.

À lire les trois auteurs, les écoutes téléphoniques et la diffusion de leurs transcriptions sur des “blancs” se sont presque généralisées.

Plus accablant : la production de ces notes blanches sur la vie privée de concurrents et sur les affaires judiciaires touchant à la politique a même explosé depuis 2012.
Méthodiquement, chaque adversaire politique fait l’objet d’un traitement individuel avec une utilisation systématique de leviers variés : campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires, révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la présidentielle.

Les auteurs du livre ne l’affirment-ils pas ?
« Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. »

Pas vraiment classés à droite, Didier Hassoux, journaliste au Canard enchaîné, Christophe Labbé, qui a rejoint le “palmipède” il y a quelques mois après avoir été au Point pendant de longues années, tout comme Olivia Recasens, qui a quitté l’hebdomadaire il y a quelques semaines, publient cette enquête implacable nourrie aux meilleures sources.

S’ils révèlent que le chef de l’État ne s’était pas préparé à prendre en main l’appareil policier, ils racontent comment toutefois il se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses concurrents à la présidentielle de 2017.
Élection à laquelle il s’était préparé à concourir en duel face à Nicolas Sarkozy, avant de se prendre les pieds dans le tapis et de finalement disparaître du jeu.

La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une efficacité redoutable

En octobre 2013, lorsque Valeurs actuelles révèle l’existence d’un cabinet noir à l’Élysée, personne n’imagine ce qui va être écrit moins de quatre ans plus tard dans ce livre, qui prouve et même aggrave — si les informations sont confirmées — les charges pesant contre l’Élysée.

Une cellule aux ramifications profondes, dans les plus hautes sphères de l’appareil de l’État, a été mise en place par François Hollande. Objectif : empêcher par tous les moyens que Nicolas Sarkozy puisse se présenter à l’élection présidentielle.

Écoutes abusives, fuites de dossiers judiciaires (en théorie protégés par le secret de l’instruction), publication des comptes rendus de ses auditions devant les juges et de ses conversations téléphoniques.

Les policiers et les magistrats qui nourrissent la presse, en violation de la loi, ne seront jamais inquiétés.
Sous la pression, Nicolas Sarkozy sera même obligé d’ouvrir une ligne sous un faux nom — Paul Bismuth — afin d’échanger avec son avocat — un comble ! — pour échapper aux écoutes.

Même ce téléphone finira par être identifié par la justice et finalement placé, lui aussi, sur écoute.
Le système médiatique, aidé par une partie de l’appareil judiciaire et de certains fonctionnaires de police, participe ainsi au petit jeu de massacre.

Alors qu’arrive la fin du quinquennat, les langues se délient.
Et les acteurs de la présidence Hollande livrent les secrets les plus inavouables.

Déjà, dans l’Élysée off , Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, en 2016, confirmaient :
« Oui, il y a bien un cabinet noir à l’Élysée. »
Selon eux, les informations collectées transitent par Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui les « distille ensuite au président de la République ».

Sans surprise, François Fillon est depuis le début de sa campagne sous le feu nourri du même système qui ne veut pas de candidat de droite à la présidentielle.
Qu’il s’appelle Sarkozy ou Fillon.
Le candidat aura mis du temps à établir les liens.

Il a affaire aux mêmes juges que Nicolas Sarkozy :
- Serge Tournaire, Aude Buresi ;
- au même service d’enquête, l’OCLCIFF ;
- au même parquet, le PNF ;
- les journalistes qui bénéficient de la violation du secret de l’instruction pour publier leurs scoops sont aussi précisément les mêmes.

La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une efficacité redoutable : une affaire permet d’en ouvrir une autre, et ainsi de suite.

Diaboliquement efficace pour convaincre l’opinion publique de la culpabilité d’un homme politique.
Mais aussi, de moins en moins discrète, c’est l’objet de cette enquête : montrer comment, depuis le sommet de l’État, sont orchestrées les cabales politiques, judiciaires et médiatiques.

Extraits.
Seize mois après avoir quitté l’Élysée, Nicolas Sarkozy a été placé sur écoute. Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné ses conversations.
Une première dans les annales de la Ve République.

Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judiciaire s’était abattue sur son prédécesseur.
En 2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce sont pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage.
Au point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la main d’un cabinet noir.

Comment Hollande utilise la chancellerie et Tracfin

Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne se serait pas cantonné au seul renseignement territorial. […]

Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit.

D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du président.

La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du IXe arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense.
Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui.

Chaque semaine, le patron de Tracfin prend le chemin de l’Élysée pour assister, avec les directeurs des six autres services secrets, à la réunion organisée par le coordinateur du renseignement. […]
Afin d’allumer la mèche d’une affaire politico-financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit, remonte dans ses filets une infraction et la transmette officiellement à la justice.
Ou officieusement à un service enquêteur qui se chargera de mener “une enquête d’initiative” avant qu’un magistrat ne la reprenne à son compte.

Une fois la machine lancée, le dossier emprunte un alambic judiciaire, sous le regard d’un autre ami du président, le directeur des affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, qui a partagé la même chambrée que François Hollande et Michel Sapin lors de leur service militaire. […]
Lorsqu’il dirigeait l’association des procureurs, Gelli en avait fait l’arme de guerre des “petits pois” (expression péjorative de Nicolas Sarkozy pour désigner les juges, qui « se ressemblaient tous ») contre Sarkozy, déclenchant même une pétition chez les parquetiers — une jacquerie sans précédent.
Il avait à cette époque comme adjoint au sein de l’association Bruno Dalles, l’actuel patron de Tracfin.

Depuis la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), véritable tour de contrôle de la Place Vendôme, Gelli peut suivre en temps réel l’avancement de tous les dossiers politico-financiers.
« La DACG n’est pas seulement l’oeil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles », allègue un parquetier.
Une pratique assumée par la chancellerie.
Sur le papier, pourtant, c’en est fini de l’ère Sarkozy : il n’y a plus d’“affaires signalées”, ces dossiers que le pouvoir exécutif surveille de près et sur lesquels il intervient autant que de besoin, par le biais d’“instructions individuelles” adressées aux magistrats.

« En fait, les choses se font plus subtilement, par exemple, sur l’opportunité d’ouvrir une information judiciaire, des consignes sont données… mais oralement », nous précise un magistrat.
Chaque fois, ce sont les mêmes juges d’instruction qui sont désignés pour les affaires qui intéressent le Château.
Ils sont moins de cinq, dont on retrouve le nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy.
Des habitués de la méthode des poupées russes.

Hollande informé par des “blancs” : Sarkozy dans le viseur
Un dérapage verbal incontrôlé :
« Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait », fanfaronne le président devant dix-neuf députés socialistes qu’il reçoit, le 17 février 2014, à l’Élysée.

« Hollande a toujours voulu garder un oeil sur ses ennemis et même sur ses alliés de circonstance qui pourraient devenir ses adversaires », prévient en écho un éléphant socialiste qui a pratiqué à ses dépens l’ancien premier secrétaire du PS.

Un “allié de circonstance” comme Alain Juppé, fidèle de Chirac s’il en est ? François Hollande n’a-t-il d’ailleurs pas nommé Augustin de Romanet, un des soldats du maire de Bordeaux, à la tête de l’un des plus gros fromages de la République : Paris Aéroport.
Est-ce pour garder un oeil sur lui que Hollande y a également placé l’ex-préfet de Corrèze Alain Zabulon [celui-ci a régulièrement été cité dans les enquêtes de Valeurs actuelles comme une pièce maîtresse du cabinet noir, NDLR], ancien coordinateur national du renseignement ?
Un homme en qui le président a toute confiance et qu’il a suggéré à Augustin de Romanet comme directeur de la sûreté.

Les propos imprudents de Hollande sur la surveillance de Sarkozy, Bruno Le Roux, le patron du groupe PS à l’Assemblée nationale, s’est aussitôt empressé de les démentir :
« Le président de la République n’écoute ni ne surveille personne ! »

Celui qui n’était pas encore ministre de l’Intérieur avait sans doute encore à apprendre, du moins si l’on en croit un vieux routard de la PJ :
« Quand on branche une personnalité, on sait que les infos récoltées ne partent pas toujours uniquement au bureau du juge.
Elles peuvent aussi nourrir des “blancs”.
On sait que notre hiérarchie va faire remonter ces informations en haut lieu. C’est une pratique qui a toujours existé… »
Lui comme ses collègues, manifestement rompus à ces méthodes, ne croient pas une seconde au scénario servi par l’Élysée, selon lequel François Hollande aurait découvert la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy en lisant le journal le Monde.
Pas plus qu’ils n’imaginent un Manuel Valls laissé dans l’ignorance.

[…] Quant à la Place Beauvau, elle est nécessairement dans la boucle dès le départ, puisque ce sont les fameux policiers de la Division nationale de l’investigation financière et fiscale, devenue l’Office central de lutte contre la corruption, les infractions financières et fiscales, qui ont branché les téléphones de l’ancien président, puis retranscrit ses conversations, tout en le géolocalisant en temps réel.

La police judiciaire de la préfecture de police de Paris pilotée depuis l’Élysée
Le patron de la PJ parisienne [Bernard Petit, NDLR] règne sur deux mille deux cents policiers et voit passer des dossiers politiquement très sensibles.

En lien direct avec l’Élysée, véritable contre-pouvoir au ministère de l’Intérieur, la PJPP est aussi un sacré panier de crabes où les carrières se font et se défont, et les rivalités s’exacerbent.

L’étonnante demande de Bernard Petit
À peine arrivé, [le vallsiste Bernard Petit, patron de la PJ parisienne de décembre 2013 à février 2015, au moment des révélations contre Nicolas Sarkozy, NDLR] aurait demandé au chef de la Crim’ s’il avait quelqu’un pour faire des fadettes en toute discrétion.
Une demande aussitôt ébruitée.

Une cellule de renseignement occulte d’une dizaine de personnes
Afin de prendre le contrôle de la boutique, Jack Bauer [surnom de Bernard Petit, NDLR] se donne six à huit mois.
Et il a un plan.
Dupliquer le service de renseignement criminel dont il avait fait une arme de guerre lorsqu’il était à Nanterre. […]
Pour monter au 36 cette cellule rens’ d’une dizaine de personnes, Petit recrute même à la DGSE.
Avec, en appui opérationnel, des hommes fiables qu’il dissémine dans différents services de la PJ sous la casquette de “documentaliste”.

Des “Imsi-catchers” utilisés contre Nicolas Sarkozy ?

Comment le portable caché de Sarkozy, le “toc”, comme on dit dans un jargon commun aux flics et aux voyous, a-t-il été repéré ?
Quand Thierry Herzog achète dans une boutique SFR, à Nice, deux puces téléphoniques prépayées, avec la carte d’identité de l’un de ses anciens copains de lycée, Paul Bismuth, les deux hommes sont persuadés d’avoir parfaitement sécurisé leurs communications secrètes d’autant qu’ils n’utilisent ces lignes que pour échanger entre eux.
D’où la sidération de l’avocat, lorsque des policiers se présentent à son domicile à la recherche du toc en question.
« Les collègues lui ont ordonné de présenter ses téléphones.
Il leur en a donné deux ou trois.
Ils ont demandé s’il en avait un autre. Herzog a répondu “non”.
Ils ont alors composé le numéro du téléphone de Bismuth, qui s’est mis à sonner dans la poche de son peignoir.
L’avocat était livide… », raconte avec gourmandise un officier de la PJ de Nanterre. […]

« Savoir que la personne “branchée” utilise aussi un toc est une chose, identifier le numéro caché en est une autre, ajoute notre OPJ. […] le plus simple est d’utiliser un Imsi-catcher. »
Des appareils [utilisés dans les affaires de terrorisme, NDLR] dissimulables dans un sac à dos ou une valise qui, en imitant le fonctionnement d’une antenne relais de téléphonie mobile, avalent à distance les communications de tous les portables qu’ils identifient y compris en mode veille.
La plupart des Imsi-catchers sont en dotation à la DGSI et à la DGSE : les espions des deux services secrets en possèdent au moins une douzaine.

Une cellule chargée des surveillances discrètes dans les domaines sensibles

Pour placer des hommes fiables à des postes clefs dans l’appareil sécuritaire, des “flics” chiraquiens sont appelés à la rescousse.
Le plus marqué est sans conteste Philippe Klayman. […] [Il] a tout de suite dit “oui” lorsque, quatre mois après l’élection de Hollande, le nouveau pouvoir lui a proposé de devenir patron des CRS.
Un poste ultra-sensible parce que le maintien de l’ordre est une matière politiquement explosive, encore plus sous la gauche.
Et puis les CRS ont une autre mission, plus confidentielle, celle de protéger en deuxième rideau l’intimité du président et des membres du gouvernement.

C’est cette même proximité avec la Chiraquie qui conduit la gauche à nommer directeur du renseignement territorial Jérôme Léonnet.
À cette place stratégique, cet ancien conseiller sécurité de Dominique de Villepin […] a pour mission de redéployer une force susceptible de collecter autant d’infos que les ex-Renseignements généraux. […]
Il dote ce nouveau service d’un bras armé, la Division nationale de la recherche et de l’appui (DNRA).

Forte d’une soixantaine de personnes, la DNRA, ou “D7” pour les intimes, est officiellement chargée des surveillances discrètes dans les domaines sensibles. […] Léonnet nourrit la curiosité du Château avec des notes “qui n’ont jamais existé” sur des sujets politico-financiers.

Le chef de cabinet de Valls photographié soudainement par la police
À l’époque où François Hollande n’a pas encore renoncé à être candidat à sa propre succession, un autre rival potentiel que Sarkozy est dans son collimateur : Manuel Valls.
Le chef de l’État ne va pas se priver de brider les ambitions de son Premier ministre.

Le 5 septembre 2014, Sébastien Gros et Serge Kasparian, attablés au Caméléon, un bistrot chic de la rive gauche parisienne, ne se doutent pas un seul instant qu’ils sont photographiés au téléobjectif.
Les policiers des Courses et Jeux qui immortalisent la scène savent que leurs clichés vont faire date.
Le chef de cabinet du Premier ministre Manuel Valls est surpris en grande conversation avec le patron de l’un des cercles de jeux parisiens visés par une opération mains propres.
Sébastien Gros, trente-cinq ans, est l’homme de confiance de Valls. […]
Ce jour-là, il rencontre un drôle de zigoto.
Serge Kasparian, la cinquantaine, silhouette massive et visage buriné, dirige le Cercle Cadet, un établissement de jeux du nord parisien où l’argent coule à fl ots.
En toute logique, le parquet de Paris [a ouvert] une enquête préliminaire le 28 décembre 2012 [concernant le Cercle Cadet].
Six mois plus tard, l’embryon de dossier [était] transmis à Serge Tournaire.
Ce juge d’instruction est apprécié à l’Élysée pour son opiniâtreté dans les affaires mettant en cause Sarkozy.
Star du pôle financier, il est l’un des premiers à découvrir les surprenantes photos de Sébastien Gros mais aussi à entendre ce qui se dit au cours du déjeuner. […]
À la Direction des affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, proche de Hollande, suit avec attention le déroulé des événements.

Si la volonté de l’Intérieur est de nettoyer les cercles de jeux, considérés à juste titre comme des lessiveuses à argent sale, l’Élysée y voit sûrement un autre avantage. […] avec cette opération main propres, qui touche un proche conseiller de Manuel Valls, l’Élysée double la mise.

L’entourage de Manuel Valls en est pour sa part totalement persuadé : le Château fomente des coups bas.

Comme cette fâcheuse rumeur d’une liaison entre le chef du gouvernement et sa ministre de l’Éducation qui alimente les conversations dans les salles de rédaction.
L’ami Stéphane Fouks est illico appelé à la rescousse pour éteindre l’incendie médiatique.
Le pape de la communication de crise, patron de Havas Worldwide, ex-Euro RSCG, est un copain de fac du Premier ministre.
C’est le même qui joue le pompier volant, lorsque l’épouse de Manuel Valls, Anne Gravoin, est épinglée dans l’Obs.

Un article décrit les conditions de financement de l’orchestre de la jeune femme par un curieux attelage : un mystérieux homme d’affaires algérien représentant en France un conglomérat koweitien, un marchand d’armes sud-africain, qui préside le plus grand groupe d’armement du continent, et l’homme de confiance du président congolais Denis Sassou Nguesso, un ancien de la Françafrique décoré en catimini de la Légion d’honneur par Manuel Valls.
Dans les couloirs de Matignon, on fait remarquer aux curieux que cette enquête à charge a été conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE…

Valls à son tour victime de Hollande ?

En octobre 2016, alors que Manuel Valls caresse l’idée de se présenter à la présidentielle, sort un livre qui déstabilise un de ses amis.
Dans Nos très chers émirs, consacré aux liens entre la France et les monarchies du Golfe, le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de l’ambassade du Qatar.
Le jour même de la publication, le chef du gouvernement dénonce sur les ondes de France Inter une « campagne de déstabilisation » à son encontre. Dans sa tête, les munitions contre Le Guen ont été, en partie, fournies par le Château avec l’aide d’un dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE.

La cible était d’autant plus idéale que Le Guen, censé consacrer tout son temps aux députés et aux sénateurs, accompagne Valls dans nombre de ses déplacements à l’étranger.
Avec une prédilection pour les destinations africaines.
Parce qu’il se croyait intouchable, le Premier ministre n’a pas vu venir le coup…

“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont, 264 pages, 19,50 €.

https://www.valeursactuelles.com/politique/info-va-cabinet-noir-les-bonnes-feuilles-du-livre-choc-75001


Les bonnes feuilles de Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, que nous publions, éclaboussent comme jamais auparavant la présidence de François Hollande. L’affaire est grave. Elle met en lumière les dérives de la présidence de la République, qui a cherché à s’informer et à déstabiliser, par (presque) tous les moyens, ses opposants.
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Fri, 08 Jun 2018 17:17:55 +0200
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【Aleksandr Viktor Jugghonov 】


❝ nodody dies a virgin life fucks us all ❞
[+Vøn.]


➢ I D E N T I T Y



❝ popularity is for mediocre people❞



→ FIRST NAME ; LAST NAME

‘lut. Moi c’est Aleksandr Viktor Jugghonov, mais vous pouvez m’appelez Aleksandr ou Alexender de toute façon c’est le même prénom et puis surtout c’est plus facile pour ceux qui ne sont pas Russe. Viktor c’est juste pour la déco’ après tout fallait bien un deuxième nom.


→ GENDER

J’pense que vous l’avez remarqué, mais je suis un gars. Je précise comme même au cas où.


→ AGE ; PLACE AND DATE OF BIRTH

Je suis né à Saratov, en Russie, le 13 novembre 1997. Y’a rien de bien intéressant à rajouter, à part peut-être que mon padre c’est évanouis quand on lui a demandé s’il voulait couper le cordon beylical.


→ NATIONALITY ; ORIGINS

Comme dis précédemment, je suis né en Russie. J’ai la double nationalité Russo-Coréenne, mon padre étant Russe et ma madre Sud-Coréene. Cependant c’est le gros bordel en vrai, parce que mes parents ont eux aussi la double nationalité donc je vous raconte pas la galère pour choisir.


→ SEXUALITY

Je suis asexuel et panromantique. En gros je ne suis attiré par personne sexuellement parlant mais romantiquement je ne fait aucune distinction dans le genre de la personne. Par contre le premier qui me demandera si je peux tomber amoureux d'un putain d'animal je lui fous mon poing dans la gueule.

→ RACE AND POWER

Malheureusement pour moi, je suis un putain de lycanthrope. Et ce depuis mes quinze ans, ça m’apprendra à faire le mur pour une soirée toute pourrie chez un pote. J’sais pas trop qui m’a fait ça, il faisait trop noir pour y voir quoi que ce soit. Mais croyez moi que je le cherche cet enfoiré.

Même si j’ai des capacités qu’on pourrait qualifié de « putain de cool », du genre voir dans le noir, être souple, agile et tout ce qui suit, ne plus avoir le contrôle de son corps et se voir tué des innocents sans rien pouvoir y faire balaie toutes tes notions de « putain de cool ».


→ PROFESSION

Je suis dans ma dernière année de fac pour devenir tatoueur professionnel. J’ vous ferez pas le discours nais du genre : ‘’C’est mon rêve de gosse ! Olala’’. De un parce que je ne suis pas nias et de deux parce que quand j’étais gosse je voulais faire pirate. Et ouai, j’ai juste choisis ça parce que les études ne durent pas longtemps et que j’avais la flemme. Puis, je dessinais sur tous mes cahiers de cour depuis la primaire donc…


→ FAMILY

Sergueï et Eunjin Jugghonov. Deux maîtres de conférences portant sur l’histoire qui se sont rencontrés lors d’une conférence justement. Mes parents. Et blablabla, je ne vais pas vous le raconter à la Disney non plus.

Alors, ma mère plus communément appelé la ‘’madre’’ est hispano-coréenne, et y’a aucun doute sur le fait que je lui ressemble plus qu’à mon père. Elle est assez petite et est typée asiatique, donc au menu : des cheveux charbons et raides ainsi que des yeux bridés et de la même couleur que ses cheveux. Elle est petite comparer à mon père et moi, d’ailleurs on aime bien la faire chier avec ça. Elle paraît toute gentille et innocente mais je vous jure que si vous croyez qu’elle est réellement comme ça vous vous trompez. C’est elle qui gère la famille, et d’une main de maitre, je peux vous l’assurer.

Quand j’ai commencé à me transformer à chaque pleine lune, c’est elle qui s’est occupée de tout : elle à trouver des endroits pour que je me transforme en toute sécurité, elle m’a réconforté quand j’ai fait ma première victime sans me jugée. Bref, une putain de louve badass qui protège son louveteau. (C’est d’ailleurs à ce moment-là que mon père et moi avons appris que c’était une Wicca. Elle cache bien son jeu et ça la rends encore plus badass.)

Quand à mon padre, aka la force tranquille réincarnée. Le cliché russe dans toute sa splendeur, bien qu’il soit aussi Anglais : grand, une musculature impressionnante et un air froid digne d’un moins quarante en Sibérie. Sous ses apparence de gros dur c’est un bisounours, je ne compte même plus le nombre de fois où c’est à lui que je demandais l’autorisation pour quoi que ce soit pour court-circuiter ma mère. On rigole bien avec lui, faut dire qu’il est cool.



➢ P H Y S I C A L



❝ i’m nothing more than a small body filled with rage❞



→ FACE

Mon visage ovale et ma mâchoire prononcé m’ont valu une certaine popularité plus jeune. J’étais la ‘’belle gueule’’ de mon lycée.
Mes sourcils ont gardés leurs noirceurs d’origine contrairement à mes cheveux, et s’accordent à merveilles avec mes iris aussi sombre que la nuit. Ça fait très poète torturé tout ça.
Je tiens mes yeux bridés de ma mère et de ses origines coréennes, un nez droit et une bouche plus ou moins pulpeuse.


→ HAIR

J’avais de base des cheveux de jais, mais je me les suis teint en rouge brun. Je me suis également rasé à l’arrière de mon crâne et sur les côtés. Apparemment ça me donne un côté bad boy rebel ou je ne sais plus quelle connerie.


→ SIZE ; WEIGHT

Je mesure un mètre quatre-vingts cinq pour soixante-cinq kilos.


→ BODY ; SKIN

J’ai la peau pâle, je vous dis pas combien de fois on m’a comparé à un cachet d’aspirine.
Une fine musculature accompagne le tout, assez pour me sentir épiez à la piscine mais pas non plus comme ceux qui se butent au sport. De toute façon je crois que c’est grâce à mes courses nocturnes lors des soirs de pleine lune, je peux courir des kilomètres.


→ OTHERS

Puis qu’apparemment j’ai un look de rebel, j’ajouterais que je me suis fait percer les lobes deux fois de chaque côté et que je suis recouverts de tatouages sur le torse et le dos : vingt-huit au total.




➢ P E R S O N A L I T Y



❝ i’ve become an angry person after all happened to me❞



Parole de l’auteure.


Si l’on devait le décrire en quelques mots se serait sans hésiter ceux-là :


D E T A C H E R

Aleksandr est très détaché, un ‘’je m’en foutiste’’. Peu de choses lui importent vraiment, et l’une est sa vengeance.


V E N G E A N C E

Certes caché derrière un détachement feint, elle est bel et bien là. Elle lui donne un but et au fil de son histoire vous pourrez voir l’ampleur de sa puissance et de l’emprise qu’elle a sur lui.


S O L I T A I R E

C’est également un loup solitaire, au sens propre comme au figuré. Il l’était bien avant sa griffure mais cela a accentué ce côté chez lui. On peut donc compter sur les doigts d’une main les personnes en qui il a réellement confiance, en faire partit revient à recevoir la légion d’honneur. Il est difficile d’approche, je vous souhaite donc bien du courage.


J O U E U R

Cela se traduit par son côté arrogant et farceur, l’un n’allant pas sans l’autre. Une facette montré aux yeux de tous, cependant cela ne veut pas dire qu’il vous apprécie pour autant, ne vous y trompez pas.




➢ S T O R Y


❝ why would i apologize for the monster i’ve become ? no one never apologized for making me this way❞


Parole de l'auteure.


Aleksandr vivait en loup solitaire bien avant d’en devenir un. Ayant peu d’amis par choix personnel, ses seuls amis sont donc tout pour lui. Alors même si ses parents lui avait interdit de sortir ce soir-là, il ne pouvait pas rater la soirée d’anniversaire d’un de ses meilleur amis.

Faisant ce soir-là le mur, il passa une bonne soirée jusqu’à ce qu’il rentre chez lui. Aleksandr se fit attaquer mais en ressortit avec seulement une griffure couvrant son tibia droit. Seulement, cette griffure qui lui paraissait anodine bien que profonde lui coûterais bien plus qu’il ne le croyait.

Après une semaine abominable, il finit tout de même par se rétablir et fit la découverte d’une ouï plus fine et d’une meilleure visibilité. Cela ne l’intrigua pas plus que ça, après tout peu de choses l’inquiète réellement. Cependant, c’est lors d’une transformation douloureuse, et encore je pèse mes mots, qu’il comprit que s’inquiéter pour son état aurait été plus que nécessaire.

Quelques années et innocents tués de sa patte plus tard, il recherche vainement son créateur afin d’obtenir vengeance pour cette vie gâchée remplie d’horreur. Après tout, une vie pour une vie…



➢ +++



❝ self care is eating mangos❞



→ HEALTH

Je suis en parfaite santé si vous voulez savoir, et ce bien avant qu’un clébard ne vienne m’entailler la jambe. Je devais faire semblant à chaque fois que je voulais sécher les cours.


→ WEAPON

Je crois que mes crocs acérés et mes griffes aiguisés sont largement suffisantes, non ?
Je trouve déjà que je ressemble assez au grand méchant loup… wink wink


→ RELATIONS

Depuis que j’ai déménagé à Londres, je vois plus grand monde. Alors ouai, je me suis fait deux trois potes mais rien de plus. En même temps, c’est un peu un exile donc…


→ PRENFERENCE

l o v e

- J’adore la mangue, je pourrais en manger tous les jours et me nourrir que de ça.
- J’aime bien prendre un gros accent russe pour faire flipper mon voisin raciste.
- J’aime ne rien faire.

h a t e

- Les gens qui se prenne trop la tête, chill bro’.
- La pleine lune, cette sale p***.
- Les gens trop collants, vous savez que j’ai besoin de respirer pour vivre ?


→ PLAYLIST

grandson | blood // water
« now i am the violence
I am the sickness »


paint it black | rolling stones
« i look inside myself and see
my heart is black »



bohemian rhapsody | queen
« i’m just a poor
boy »



believer | imagine dragons
« i was broken from
a young age »


o fortuna | carl orff
« transformations »
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Thu, 07 Jun 2018 11:33:54 +0200
LAPLUME Yassine
Découverte du Brésil

En janvier 1924, il se rend au Brésil à l'invitation de Paulo Prado (pt), homme d'affaires et mécène des poètes modernistes de São Paulo, parmi lesquels Oswald de Andrade et Mário de Andrade. Dans un pays où la nature aussi bien que la population s'accordent à ses aspirations profondes, il découvre son « Utopialand » qu'il célébrera souvent dans ses livres. Il y retournera par deux fois, de janvier à juin 1926 et d'août 1927 à janvier 1928. Il s'y lie notamment avec les poètes Oswald de Andrade (qui lui dédia son recueil Pau Brasil, publié en 1925 au Sans Pareil), Mário de Andrade, Sérgio Milliet, Luis Aranha, Manuel Bandeira et Carlos Drummond de Andrade, ainsi qu'avec les peintres Cícero Dias et surtout Tarsila do Amaral, qu'il nomme « la plus belle Pauliste du monde ».

En 1924, il publie Kodak (Documentaire). Il faudra attendre les années 1970 pour découvrir que Cendrars avait composé ces poèmes par collage en découpant et réaménageant des fragments du Mystérieux docteur Cornélius, un roman populaire de Gustave Le Rouge. Il voulait ainsi montrer à son ami qu'il était lui aussi un poète. La même année, paraît Feuilles de route, son dernier recueil de poèmes, illustré par Tarsila do Amaral.
Du roman au journalisme

Au retour du Brésil, il se lance dans le roman. En quelques semaines, il écrit L'Or (1925), où il retrace le tragique destin de Johann August Suter, millionnaire d'origine suisse ruiné par la découverte de l'or sur ses terres en Californie. Ce succès mondial va faire de lui, durant les années 1920, un romancier de l'aventure. Suivent bientôt Moravagine (1926), puis Le Plan de l'Aiguille et Les Confessions de Dan Yack qui rate le Goncourt.

Une vie romancée de l'aventurier Jean Galmot (Rhum - L'aventure de Jean Galmot, 1930) lui fait découvrir le monde du journalisme. Dans les années 1930, il devient grand reporter pour explorer les bas-fonds (Panorama de la pègre, 1935). Son ami Pierre Lazareff, le patron de Paris-Soir, l'envoie prendre part au voyage inaugural du paquebot Normandie, puis visiter Hollywood, la Mecque du cinéma. Pendant la même période, il recueille dans trois volumes d'« histoires vraies » les nouvelles qu'il a publiées dans la grande presse. En décembre 1934, il rencontre Henry Miller qui deviendra un de ses amis.

En 1939, lorsque la guerre éclate, il s'engage comme correspondant de guerre auprès de l'armée britannique. Ses reportages paraissent notamment dans Paris-Soir et le livre qu'il en tire, Chez l'armée anglaise, sera pilonné par les Allemands. Profondément affecté par la débâcle, il quitte Paris et le journalisme pour se retirer à Aix-en-Provence pendant toute l'Occupation. Durant trois ans, il cesse d'écrire.
Le rhapsode des mémoires

À la suite d'une visite du romancier Édouard Peisson, il sort enfin du silence le 21 août 1943 et commence L'Homme foudroyé (1945) que suivront La Main coupée, Bourlinguer et Le Lotissement du ciel. Ces volumes de « mémoires qui sont des mémoires sans être des mémoires » forment une tétralogie marquée par deux grands traumatismes : la perte de sa main droite et le suicide d'une jeune fille profondément amoureuse de lui. Ils sont composés comme des rhapsodies par Cendrars qui renoue ainsi avec la formation musicale de sa jeunesse.

À l'occasion de ce retour à l'écriture, un jeune photographe inconnu, Robert Doisneau, est envoyé à Aix pour faire un reportage sur Cendrars. Il illustre l'article que Maximilien Vox publie en 1945 dans La Porte ouverte, la revue de la chambre de commerce franco-suédoise, sous un titre qui résume bien ces années de guerre : Cendrars, un éléphant solitaire. Quatre ans plus tard, en 1949, Cendrars écrit le texte du premier album de Doisneau : La Banlieue de Paris, qui révèle un grand photographe.

En 1944, Cendrars, qui n'écrit plus de poèmes depuis vingt ans, a recueilli ses Poésies complètes chez Denoël, avec l'aide et une préface de son ami Jacques-Henry Lévesque resté à Paris.

En janvier 1948, il quitte Aix-en-Provence pour Villefranche-sur-Mer. De jeunes poètes viennent lui rendre visite : André Miguel, Frédéric Jacques Temple.

L'année suivante, le 27 octobre 1949, il se marie avec Raymone Duchâteau, à Sigriswil dans l'Oberland bernois. Depuis qu'il a rencontré cette jeune comédienne en octobre 1917, il lui voue un amour idéalisé, non sans ambivalence, traversé de nombreuses crises.

La même année 1949, il publie Le Lotissement du ciel, dernier volume des mémoires, qui réunit les deux figures de Joseph de Cupertino, le saint volant du XVIIe siècle, et Oswaldo Padroso, un fazendeiro brésilien qui s'est pris d'un amour fou pour Sarah Bernhardt. Le prière d'insérer du volume tient de la profession de foi :

« Je voulais indiquer aux jeunes gens d’aujourd’hui qu’on les trompe, que la vie n’est pas un dilemme et qu’entre les deux idéologies contraires entre lesquels on les somme d’opter, il y a la vie, la vie, avec ses contradictions bouleversantes et miraculeuses, la vie et ses possibilités illimitées, ses absurdités beaucoup plus réjouissantes que les idioties et les platitudes de la « politique », et que c’est pour la vie qu’ils doivent opter, malgré l’attirance du suicide, individuel ou collectif, et de sa foudroyante logique scientifique. Il n’y a pas d’autres choix possibles. Vivre ! »

Retour à Paris

En 1950, il retourne définitivement à Paris et s'installe au no 23 rue Jean-Dolent9, derrière la prison de la Santé. À l'initiative de son ami Paul Gilson, qui y dirige les programmes artistiques, il collabore fréquemment à la Radiodiffusion française en compagnie notamment de Nino Frank et Albert Rièra. Ses entretiens radiophoniques avec Michel Manoll connaissent un grand succès. Il se lie avec de jeunes écrivains qu'il recommande aux éditions Denoël : René Fallet, Robert Giraud, Jean-Paul Clébert, Jacques Yonnet.

Après un travail long et difficile, il publie, en 1956, Emmène-moi au bout du monde !…, un roman à clefs sous couvert d'une intrigue policière. La truculence de cette chronique théâtrale qui doit beaucoup à la vie de la comédienne Marguerite Moreno, une amie de Raymone, fait scandale.

Ce sera sa dernière œuvre car il est victime d'une première attaque cérébrale le 21 juillet 1956, puis d'une seconde en 195810. En janvier 1959, c'est un grabataire qu'André Malraux fait Commandeur de la Légion d'honneur. Il se convertit au catholicisme le 1er mai 1959 et épouse religieusement Raymone à l'église Saint-Dominique10. Le couple emménage en août au rez-de-chaussée d'un immeuble de la rue José-Maria-de-Heredia.

Il meurt le 21 janvier 1961 en son domicile au 5 rue José-Maria-de-Heredia dans le 7e arrondissement de Paris11, après avoir reçu in extremis la seule récompense littéraire officielle qu'il ait obtenue de son vivant : le grand prix littéraire de la Ville de Paris.

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Cendrars posant en uniforme de la Légion étrangère, en 1916, quelques mois après son amputation.]]>
Thu, 07 Jun 2018 11:28:06 +0200
LAPLUME Yassine
Entrée de la modernité



Fin 1911, Freddy s'embarque pour New York pour rejoindre Fela Poznańska, une étudiante juive polonaise rencontrée à Berne. Il l'épousera par la suite et elle sera la mère de ses enfants Odilon et Rémy, et de Miriam sa fille. Ce séjour aux États-Unis lui montre la voie, nouvelle et soumise aux lois de la mécanique, de la vitesse, de la modernité, dans lequel le monde s'engage. Au sortir d'une nuit d'errance, il rédige son premier long poème, Les Pâques à New York, un poème fondateur de la poésie moderne. Pour le signer il s'invente le pseudonyme de Blaise Cendrars.

Pour Cendrars, l'acte de création artistique a lieu lorsque le poète est tel une braise, qui se consume au cours de la création, puis s'éteint pour se transformer en cendres. C'est pourquoi il choisit son pseudonyme Blaise comme braise, et Cendrars comme cendre5,6.
Couverture de la revue Les Hommes nouveaux, 1912.

Il revient à Paris pendant l'été 1912, convaincu de sa vocation de poète. Avec sa femme il demeure au 4 de la rue de Savoie. Avec Emil Szittya, un écrivain anarchiste, il fonde Les Hommes nouveaux, une revue et une maison d'édition où il publie Les Pâques, puis Séquences, un recueil de poèmes plus anciens d'inspiration décadente, marqués par l'influence de Remy de Gourmont qu'il admire comme un maître. Séquences appartient davantage à Freddy Sauser qu'à Cendrars, même s'il le signe de son pseudonyme. Il se lie d'amitié avec des personnalités artistiques et littéraires : Apollinaire et les artistes de l'école de Paris, Chagall, Léger, Survage, Modigliani, Csaky, Archipenko, Delaunay. En 1913, il publie La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, avec des compositions en couleurs de Sonia Delaunay-Terk. Dans ce premier livre simultané, le texte et l'image sont étroitement imbriqués pour créer une émotion artistique nouvelle, qui sera à l'origine d'une vive polémique. Ce poème-tableau de deux mètres de hauteur, présenté sous forme de dépliant, est reconnu aujourd'hui comme une contribution majeure à l'histoire du livre d'artiste.

L'amitié liant Cendrars à certains artistes de l'École de Paris conduit Cendrars à la création de poèmes abstraits révolutionnaires, qui constituent aussi pour certains des hommages directs à des peintres comme Chagall et Léger : il s'agit des Dix-neuf poèmes élastiques publiés en 1919.

Dès le début de la Première Guerre mondiale, Cendrars lance, avec l'écrivain italien Ricciotto Canudo, un appel aux artistes étrangers qui vivent en France, et s'engage à la Légion étrangère pour la durée de la guerre au régiment de marche du camp retranché de Paris. Il est affecté à la 6e compagnie du 3e régiment de marche du 1er étranger.

Après son baptême du feu sur la Somme en novembre, il est promu légionnaire de 1re classe après six mois d'engagement puis caporal pour son courage au feu le 12 juin 1915. Son régiment est dissous en juillet 1915 et il est alors affecté au 2e régiment de marche du 2e étranger.

Le 28 septembre 1915, au cours de la grande offensive de Champagne, gravement blessé au bras droit par une rafale de mitrailleuse, il est amputé au-dessus du coude. Il est alors cité à l'ordre de l'armée, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec 2 palmes avant d'être réformé

[Blaise Cendrars en 1912 par Richard Hall4.]]]>
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